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Plaisanciers
Entre coûts, concurrence et nouveaux permis, les opérateurs s’inquiètent
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Plaisanciers
Entre coûts, concurrence et nouveaux permis, les opérateurs s’inquiètent
■ Le secteur, qui compte environ 1 465 plaisanciers commerciaux et quelque 2 500 plaisanciers privés et 500 bateaux de pêche, souhaite un dialogue renforcé avec les autorités.
Hausse du prix du carburant, arrivée annoncée de nouveaux opérateurs, concurrence et conditions d’exploitation… Autant de sujets sur lesquels les professionnels du secteur des bateaux de plaisance, et la fédération des Pleasure Craft Operators notamment, demandent à être davantage entendus.
C’est un secteur qui dit souffrir «en silence» et qui entend désormais faire entendre sa voix. Les opérateurs de bateaux de plaisance sont confrontés à plusieurs préoccupations, notamment la hausse du prix du carburant, l’arrivée annoncée de nouveaux permis et les conditions d’accès à certains points d’embarquement. Autant de sujets qui suscitent des interrogations au sein de la profession.
Pour Prem Beerbul, président de la fédération des Pleasure Craft Operators, la situation mérite une attention particulière. Une rencontre a récemment eu lieu avec le ministre du Tourisme, Richard Duval, ainsi qu’avec le directeur de la Tourism Authority, Niven Muneesamy. «Nous avons eu une rencontre avec le ministre du Tourisme et le directeur de la Tourism Authority. Mais certaines lois sont en train d’être réglementées au détriment des petits opérateurs, selon nous, pour faciliter les gros opérateurs. C’est injuste car, lorsqu’il y a des problèmes, tous les opérateurs sont concernés, pas uniquement les petits», soutient-il.
Selon la fédération, le secteur compte environ 1 465 plaisanciers commerciaux et quelque 2 500 plaisanciers privés, auxquels s’ajoutent environ 500 bateaux de pêche. Une concentration qui, selon Prem Beerbul, pose la question de la capacité des différents espaces maritimes à accueillir davantage d’opérateurs. La perspective de l’attribution d’environ 150 nouveaux permis suscite ainsi des inquiétudes. «Cela va affecter les compétiteurs existants», estime-t-il, tout en évoquant les restrictions applicables dans certaines zones.
Le coût d’entrée dans le secteur constitue également un élément important. «Un speedboat avec un moteur coûte environ Rs 4 millions, tandis qu’un bateau avec deux moteurs peut aller jusqu’à Rs 6 millions, selon sa taille. Un catamaran peut coûter environ Rs 22 millions», avance le président de la fédération. Pour les opérateurs ayant contracté des emprunts bancaires, le remboursement de ces investissements représente déjà une charge importante.
La question des hôtels
Autre dossier soulevé par la fédération : la possibilité, selon les informations dont elle dispose, que certains établissements hôteliers proposent directement des activités nautiques à leurs clients.
Prem Beerbul rappelle que les petits opérateurs disposent de permis pour proposer ces prestations. «Les hôtels vendent déjà leurs chambres et leurs restaurants. Nous, petits opérateurs, avons obtenu des permis du gouvernement pour vendre ces activités. Si les hôtels le font directement, cela pénalise les petits opérateurs», affirme-t-il.
Le ministère du Tourisme apporte toutefois une précision importante sur ce point. Il indique que des mesures sont prises lorsqu’un hôtel vend directement des activités et précise que les établissements hôteliers doivent plutôt orienter les touristes vers des opérateurs autorisés lorsqu’une activité leur est demandée. Selon le ministère, il n’est donc pas question de modifier les règlements afin de permettre aux hôtels de vendre directement ces prestations.
Des facilités réclamées
La fédération réclame également davantage d’infrastructures aux différents points d’embarquement. «Nous avons besoin de toilettes, d’abris, de parkings pour les plaisanciers et les visiteurs», plaide Prem Beerbul, qui rappelle l’existence de 44 points d’embarquement.
Concernant les nouveaux permis, le ministère explique, pour sa part, que la hausse du nombre de touristes a créé une demande supplémentaire et que certains points d’embarquement disposent encore de places permettant à de nouveaux opérateurs d’exercer. Il précise également qu’un opérateur déjà en activité ne peut détenir plus de trois permis.
Face à ces différents enjeux, la fédération des Pleasure Craft Operators envisage désormais de solliciter une rencontre avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, ou la Deputy Prime minister, Arianne Navarre-Marie, afin d’exprimer ses préoccupations et de discuter de l’avenir du secteur.
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