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Island Padel Cup 2026
La Réunion, Madagascar : ce qui attend Maurice
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Island Padel Cup 2026
La Réunion, Madagascar : ce qui attend Maurice
Team Mauritius au complet à La Réunion : les sélections masculine et féminine s’apprêtent à entrer dans le vif du sujet après plusieurs semaines de préparation.
Maurice ne jouera pas ce jeudi. Mais son Island Padel Cup commencera déjà. À Champ-Fleuri, La Réunion et Madagascar ouvriront la troisième édition sous les yeux des Mauriciens, qui affronteront successivement ces deux nations vendredi et samedi. D’un côté, le pays hôte, double tenant du titre féminin et champion masculin en 2025. De l’autre, Madagascar, vainqueur chez les hommes en 2024 et déterminé à reprendre sa couronne. Pour Laura Koenig, capitaine de la sélection féminine mauricienne, les dangers sont clairement identifiés.
Laura Koenig sait déjà où porter son attention. «Anna-Blue et Elisa forcément, les deux plus fortes de La Réunion. Parce qu’elles sont monstrueuses !» La formule est spontanée, presque amusée. Mais derrière le sourire, la capitaine mauricienne sait précisément ce qui attend les siennes. Anna-Blue Houareau et Elisa Guiraud constituent à ses yeux les deux principales références du collectif réunionnais.
Pour autant, Laura refuse de placer l’ensemble de la sélection adverse sur le même piédestal. «Je pense que, mis à part Anna-Blue et Elisa, les autres joueuses sont plutôt de notre niveau.»
La Réunion, sans complexe
Jouer à Champ-Fleuri donnera forcément aux Réunionnais des repères familiers. Ils connaissent les conditions, l’environnement et évolueront devant leur public. Mais dans le camp mauricien, il n’est pas question de transformer ce déplacement en montagne infranchissable. Laura connaît la qualité de l’opposition. Elle préfère pourtant insister sur l’attitude avec laquelle Maurice devra l’aborder. «Ce sera à nous d’y croire et d’aller les chercher. Si on y croit, tout reste possible, chez les hommes aussi.»

Un discours qui résume assez bien le défi : respecter l’adversaire sans lui abandonner le match avant même le premier échange. Et La Réunion n’est pas la seule menace.
Madagascar a préparé son coup
La préparation malgache a débuté dès la mi-juin avant de monter en intensité à partir d’août sous la direction d’Eugénio Raniriharinosy. Le groupe a notamment travaillé sur des terrains extérieurs afin de se rapprocher des conditions attendues à Champ-Fleuri. Cette préparation traduit une volonté de ne rien laisser au hasard.
Et chez les Mauriciennes, Laura a déjà identifié l’une des principales menaces. «Les Malgaches, notamment Prisca et sa partenaire, nous donneront aussi du fil à retordre.» Cette partenaire, c’est Lalaina Radilofe. Les deux joueuses malgaches arrivent avec des résultats qui parlent pour elles. Le tandem reste, en effet, invaincu cette saison sur le circuit national. Chez les hommes, Tokiana et Toavina Ratsimandresy ont eux aussi beaucoup impressionné cette saison.
Laura Koenig, capitaine de la sélection féminine mauricienne, veut croire aux chances de Team Mauritius face aux deux adversaires qui l’attendent à La Réunion.
Laura Koenig, elle, sait ce que cette compétition peut provoquer sur le plan émotionnel. Son souvenir le plus fort de l’édition précédente reste lié à Madagascar. Associée à Alice Danjoux, Laura avait contribué au score mauricien. Mais lorsqu’elle raconte ce match, ce n’est pas la performance qui revient en premier. C’est l’émotion. «Mes seules larmes de joie étaient lors de notre victoire face à Madagascar avec Alice, à l’IPC 2025. Donc oui, l’émotion est très différente. Le point, il est pour tout le monde, c’est une plus grande joie.»
Quelques mots qui racontent aussi ce que cette compétition a de particulier. Sur le circuit, une victoire appartient d’abord à une paire. Ici, elle peut entraîner quatorze joueurs avec elle. C’est également pour cela que la capitaine ne réduit pas ses ambitions au parcours de la sélection féminine. «Que les femmes et les hommes arrivent en finale cette année, et pourquoi pas ramener les coupes à la maison !»

Avant d’en arriver là, les Mauriciens auront ce jeudi une première occasion de confronter ce qu’ils savent de leurs adversaires à la réalité du terrain. Les associations choisies, les intentions tactiques, l’état de forme ou encore les réactions lorsque le score se resserre pourront apporter des informations que ni un classement ni les résultats précédents ne révèlent totalement.
Puis viendra le moment de basculer de l’analyse à l’action. Vendredi, face à Madagascar, il ne sera plus question de prendre des notes. Il faudra transformer les enseignements de la veille en points.
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Questions à Adam Auckland (Coach de la Team Mauritius) : «Il faut maintenant faire confiance à notre préparation»
Pour Adam Auckland, le temps des réglages est terminé : les paires sont définies et Team Mauritius doit désormais faire confiance au travail accompli.
Le travail est fait. Après plusieurs semaines consacrées aux associations, à la communication et aux situations sous pression, Team Mauritius est désormais à La Réunion. Pour Adam Auckland, les derniers rassemblements ont permis de trouver les équilibres recherchés et de renforcer les liens au sein du groupe. Avant l’entrée en lice de Maurice vendredi face à Madagascar, le sélectionneur revient sur cette préparation et sur les derniers enseignements à en tirer.
Coach, au moment d’entrer dans la compétition, êtes-vous satisfait du travail accompli avec ce groupe ?
Absolument. Je suis vraiment satisfait de là où nous en sommes. Nous avons eu une préparation très ciblée et les joueurs ont montré un engagement incroyable tout au long de celle-ci. Nous avons travaillé la tactique, revu certains aspects techniques, mais aussi beaucoup insisté sur la communication, les associations et notre manière de réagir sous pression. Il y aura toujours des choses à améliorer, mais j’ai beaucoup confiance en ce groupe et dans le travail que nous avons accompli.
Depuis le premier rassemblement, quelle évolution vous a le plus marqué ?
La compréhension entre les joueurs. La communication s’est considérablement améliorée, notamment sur le plan stratégique, et cela a naturellement renforcé la confiance. L’esprit d’équipe a également grandi au fil de la préparation. Les joueurs sont aujourd’hui beaucoup plus connectés en tant que groupe et comprennent réellement que chacun a un rôle important à jouer. C’était très encourageant à observer.
Les associations ont occupé une place importante dans votre préparation. Avez-vous trouvé les équilibres que vous recherchiez ?
Oui, je suis très satisfait de là où nous en sommes. Nous avons testé différentes combinaisons pour voir comment les joueurs se complétaient, pas seulement sur le plan technique, mais aussi en fonction de leur rythme et de leur style de jeu. Nous avons cherché le bon équilibre entre régularité et agressivité, tout en accordant beaucoup d’importance à la communication, à la compréhension mutuelle et à l’attitude sous pression.
Nous avons également tenu compte de leurs résultats durant la saison et des retours des joueurs. Je pense que nous avons maintenant trouvé des combinaisons qui permettent à chacun de faire ressortir le meilleur de son partenaire. C’est exactement ce que nous recherchions.
Le Competition Block constituait l’un des derniers tests grandeur nature. Qu’en avez-vous retenu ?
Il a été très précieux parce qu’il nous a permis de reproduire aussi fidèlement que possible la pression et l’intensité de la compétition. Je voulais voir comment les paires réagissaient dans la fatigue, sous pression ou lorsque le score ne leur était pas favorable.
J’ai été très satisfait de leurs réponses. Nous avons identifié quelques petits éléments à affiner, particulièrement dans la prise de décision et la communication lors des moments importants. Mais il ne s’agit plus maintenant d’apporter de grands changements. Nous devons renforcer ce que nous avons construit. Il faut faire confiance à notre préparation, faire confiance aux paires et arriver sur le court avec confiance.
Ce jeudi, La Réunion et Madagascar seront les premières équipes en action. Qu’allez-vous chercher à retenir de cette rencontre ?
Nous allons la suivre attentivement. Je prendrai des notes sur les différentes associations, les styles de jeu, les choix tactiques, la communication et la manière dont les joueurs réagissent sous pression.
Il sera ensuite important d’échanger avec nos capitaines pour partager nos observations et être parfaitement au clair sur notre stratégie. Nous pourrons associer ce que nous aurons vu à tout ce que nous avons construit pendant notre préparation. L’objectif sera d’avoir un plan de jeu très précis pour vendredi et samedi. Ensuite, il faudra aller sur le terrain, l’exécuter et nous donner les meilleures chances de gagner.
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Les forces en présence
Maurice
Hommes : Mathieu Vallet, Amaury de Beer, Olivier Couacaud, Jake Lam Hau Ching, Ryan Wong, Simon Koenig, Nicolas Legros.
Dames : Magaly Schaffo, Marine Giraud, Laura Koenig, Alice Danjoux, Céline Desvaux de Marigny, Cécile Park, Kate Foo Kune.
Sélectionneur : Adam Auckland.
La Réunion
Hommes : Paul-Henri Teyssedre, Giovanni Romeo, Romain Gustein, Silvain Moreau, Mickael Grenier, Hugo Marcille, Lucas Landais.
Dames : Elisa Guiraud, Flore Poupart, Laura Gamblin, Élodie Naegellen, Jennifer Deguigne, Carole Tirel, Shona-Li Query, Anna-Blue Houareau.
Sélectionneur : Alex Cabon.
Madagascar
Hommes : Tokiana Ratsimandresy, Toavina Ratsimandresy, Corentin Haëner, Miary Zo Rakotondramboa, Landry Rabezafy, Tiavina Randriamanantena.
Dames : Prisca Razafimamonjy, Lalaina Radilofe, Fitia Rakotondramboa, Steffy Razafimahatratra, Camille Ranjanoro, Fitia Robinson.
Sélectionneur : Eugénio Raniriharinosy.
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