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Affaire des équipements d’interception
La police maintient que Pravind Jugnauth a reçu suffisamment d’informations
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Affaire des équipements d’interception
La police maintient que Pravind Jugnauth a reçu suffisamment d’informations
La Mauritius Police Force (MPF) rejette les affirmations selon lesquelles Pravind Jugnauth n’aurait pas obtenu suffisamment d’informations sur les faits faisant l’objet de son interrogatoire. Dans un communiqué émis ce mercredi, la police affirme que l’ancien Premier ministre et son équipe légale ont été informés par écrit des infractions faisant l’objet de l’enquête ainsi que des éléments sur lesquels reposent les soupçons à son encontre.
Pravind Jugnauth s’est rendu au quartier général de la police, mardi 29 septembre, pour la poursuite de son interrogatoire formel. L’enquête porte sur son implication présumée dans l’acquisition, l’achat et l’utilisation, par le Prime Minister’s Office (PMO), d’équipements et de systèmes que la police qualifie d’«illégaux» et qui auraient été destinés à l’interception massive de données, au monitoring et à la surveillance.
Dans son communiqué, la police maintient que l’ancien Premier ministre dispose de suffisamment de précisions pour comprendre les faits sur lesquels il est interrogé. Selon la MPF, Pravind Jugnauth et ses hommes de loi ont été informés par écrit des infractions visées, de la période concernée, des équipements et systèmes en question ainsi que de la base factuelle sur laquelle son implication présumée est examinée.
La police précise également que les éléments de preuve sont et continueront d’être présentés à Pravind Jugnauth, lorsque cela est jugé approprié, au cours de son interrogatoire, afin qu’il puisse y répondre.
La MPF affirme par ailleurs que Pravind Jugnauth bénéficie des mêmes droits que tout citoyen mauricien soupçonné d’une infraction pénale. Elle rappelle que, dans le cadre d’une enquête criminelle, les enquêteurs doivent être convaincus qu’il existe des «motifs raisonnables de soupçonner» une personne avant de l’interroger.
La police ajoute toutefois qu’elle n’est pas tenue de convaincre le suspect lui-même de l’existence de ces motifs avant de procéder à son interrogatoire.
Réagissant au communiqué de la police, Pravind Jugnauth maintient que le Central CID ne lui a pas communiqué de manière adéquate tous les faits et circonstances sur lesquels reposent les soupçons à son encontre. Il précise qu’il n’entend pas engager de débat juridique avec la police à ce stade.
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