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Rumeurs de hausse du prix du riz «ration » et du gaz
Michaël Sik Yuen porte plainte au CCID
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Rumeurs de hausse du prix du riz «ration » et du gaz
Michaël Sik Yuen porte plainte au CCID
Le ministre du Commerce, Michaël Sik Yuen, a dénoncé une déformation de ses propos et a affirmé que des publications sur les réseaux sociaux cherchent à provoquer un «panic buying». Il s’est rendu au Central Criminal Investigation Department (CCID), ce 30 septembre, pour porter plainte après la diffusion sur les réseaux sociaux de publications faisant état d’une prétendue hausse prochaine du prix du riz «ration» et du gaz ménager. À sa sortie des locaux de la police, le ministre a expliqué que ces publications seraient liées, selon lui, à une déformation de ses propos tenus lundi, après la réunion du Petroleum Pricing Committee où une hausse du prix de l’essence et du diesel avait été annoncée.
Michaël Sik Yuen a affirmé avoir évoqué l’éventualité d’un retrait de la taxe de Rs 7,20 par litre sur les carburants et les conséquences qu’une telle mesure pourrait avoir sur certains produits subventionnés. Il avait notamment indiqué que «si jamais» cette taxe était supprimée, le prix du sac de 5 kg de riz «ration» pourrait passer de Rs 56 à Rs 150 et celui de la bonbonne de gaz ménager de Rs 250 à Rs 600.
C’est précisément cette formulation que le ministre estime avoir été retirée de certaines publications. «J’avais bien mentionné le ‘si jamais’. Mais eux, ils ont enlevé ce morceau de ma déclaration*», a-t-il soutenu. Selon lui, des publications circulant sur le web donnent ainsi l’impression que ces hausses de prix étaient déjà décidées. Il a estimé que cette présentation des faits pourrait provoquer un mouvement de panique parmi les consommateurs et entraîner un panic buying.
Appel au calme
Le ministre a appelé la population à ne pas céder à la panique. Il a particulièrement voulu rassurer les consommateurs concernant le gaz ménager, affirmant que le pays dispose actuellement d’un stock de «moins de deux mois». Le ministre a dit avoir fourni aux enquêteurs un dossier de 63 pages comprenant notamment des captures d’écran, des publications et des commentaires publiés sur les réseaux sociaux. Deux clés USB contenant, selon lui, des vidéos montées et des vidéos qu’il qualifie de fausses ont également été remises à la police. «La police devra maintenant faire son enquête», a déclaré le ministre, qui a affirmé ne pas chercher à «punir des gens». Il a toutefois estimé qu’un minimum de respect doit être observé, même lorsque des personnes ne sont pas d’accord avec ses décisions ou ses prises de position.
«Créer un désordre dans le pays»
Pour Michaël Sik Yuen, l’enjeu dépasse sa personne. «Il y a des gens qui ne m’aiment pas. D’accord, pas de problème. Mais le problème est que des gens essaient de créer un désordre dans le pays», a-t-il déclaré. Cette sortie intervient alors que le gouvernement fait face aux répercussions de la situation économique internationale et à la hausse récente des prix des carburants. Le ministre a expliqué que les difficultés actuelles doivent être replacées dans un contexte international marqué notamment par les conflits et leurs conséquences sur l’économie. «Il y a une guerre à l’international qui affecte notre économie. On doit s’adapter», a-t-il affirmé.
Réponse à Pravind Jugnauth
Le ministre a également été invité à réagir aux propos de l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui avait déclaré qu’il est, selon lui, le «pire ministre» qu’il ait connu. Michaël Sik Yuen a contesté cette appréciation et a répondu en mettant en cause la présence de l’ancien Premier ministre sur le terrain durant son mandat. «Je ne savais même pas qu’il était Premier ministre car il n’était même pas présent sur le terrain. Il recevait des directives depuis chez lui à la maison», a déclaré le ministre.
Le ministre a également livré son analyse de la situation économique du pays et formulé des critiques à l’égard de la gestion de l’ancien gouvernement, estimant notamment que les réserves de devises étrangères avaient été fortement sollicitées et que l’économie mauricienne avait été fragilisée. Il affirme que le gouvernement actuel travaille désormais à sa reconstruction.
En attendant les conclusions de l’enquête policière sur les publications dénoncées par le ministre, le ministre a insisté sur un point : les prix de Rs 150 pour le riz «ration» et de Rs 600 pour le gaz ménager évoqués dans sa déclaration étaient présentés comme une hypothèse liée à un éventuel retrait de la taxe sur les carburants, et non comme une annonce de nouvelles hausses de prix.
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