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Magaly Schaffo : jusqu’à la dernière balle
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Portrait
Magaly Schaffo : jusqu’à la dernière balle
Magaly Schaffo en pleine détente, portée par cette combativité qui constitue l’une des marques de son jeu.
À 43 ans, Magaly Schaffo aurait pu se satisfaire d’une longue histoire avec les sports de raquette : le tennis pratiqué depuis l’âge de 5 ans, un meilleur classement à 2/6, puis une activité professionnelle construite autour de cet univers. Mais chez cette compétitrice, l’envie de progresser n’a jamais vraiment disparu. Le padel lui a simplement offert un nouveau terrain pour l’exprimer.
L’histoire commence presque par hasard. En 2014, Magaly et son mari rachètent Tennispro.fr, boutique en ligne spécialisée dans le matériel de tennis. L’entreprise grandit et s’ouvre progressivement à d’autres sports de raquette. Quatre ans plus tard, à la faveur d’une croissance externe, un bâtiment plus vaste est construit. Un court de padel y trouve sa place.
Magaly essaie. Et accroche.
Repartir presque de zéro
Après des décennies de tennis, elle découvre surtout quelque chose qu’elle ne trouvait plus forcément dans sa première discipline : une importante marge de progression. «Sachant que je ne pourrais probablement plus jamais retrouver ce niveau au tennis, j’avais besoin d’un nouveau challenge, d’un nouveau projet sportif qui me permette de progresser à nouveau.»
Une passion qui se partage en famille : Magaly Schaffo, son mari et leurs deux garçons partagent régulièrement les courts et même, désormais, les tournois.
Le déclic est là. «Au tennis, j’avais parfois le sentiment d’avoir atteint une forme de plafond, alors qu’au padel, tout était à construire. Je repartais presque de zéro, avec énormément de choses à apprendre. Pour une compétitrice comme moi, c’était extrêmement motivant.»
Son ADN de joueuse, lui, n’a guère changé. Droitière, plus à l’aise à gauche, Schaffo aime prendre l’initiative et attaquer. Elle connaît aussi les secteurs dans lesquels elle doit encore progresser : la défense après les vitres et le jeu de jambes, afin notamment de gagner en rapidité.
Maillot en main et cap sur La Réunion : la n°1 mauricienne Magaly Schaffo reçoit son équipement des mains de Pascal Hoffmann lors de la remise officielle à Team Mauritius, jeudi au Caña Club.
Une qualité demeure cependant non négociable : «Ne jamais rien lâcher.»
Une affaire de famille
Le padel a également pris une place particulière chez les Schaffo. Magaly est mariée et maman de deux garçons de 12 et 14 ans. Tous les quatre partagent désormais la même passion et les week-ends familiaux se déroulent régulièrement autour des courts. «Depuis quelque temps, nous commençons même à jouer ensemble en tournoi. Bon… je pense que bientôt ce seront eux qui ne voudront plus jouer avec nous, parce qu’ils seront tout simplement meilleurs !», sourit-elle.
Une touche de légèreté chez une joueuse qui retrouve très vite son tempérament de compétitrice une fois sur le terrain.
Maurice, un nouveau maillot
Un autre tournant intervient en août 2025 avec l’installation de la famille à Maurice. Un peu plus d’un an plus tard, Magaly Schaffo s’apprête à défendre les couleurs mauriciennes lors de l’Island Padel Cup à La Réunion. «C’est une immense fierté pour moi. Je suis très reconnaissante envers l’équipe pour la confiance qu’elle m’accorde en me permettant de porter ce maillot mauricien. C’est une vraie responsabilité, mais surtout une magnifique expérience.»
Elle ne minimise pas pour autant l’ampleur du défi. Face à la sélection réunionnaise, Anna-Blue Houareau et Elisa Guiraud constituent, selon elle, des adversaires particulièrement redoutables. «Nous savons toutes que leur niveau est clairement un cran au-dessus du nôtre et que ce seront des matchs particulièrement difficiles. Mais c’est aussi pour ce genre de défi que l’on aime la compétition !»
Pas question, toutefois, de faire de cette Island Padel Cup une quête individuelle. «L’objectif est avant tout collectif : être toutes solidaires, soudées et donner le maximum pour aller chercher ensemble cette Island Cup.»
Du tennis, commencé à l’âge de 5 ans, à cette nouvelle aventure sportive sous les couleurs mauriciennes, le décor a changé et la raquette aussi. Le moteur, lui, est resté le même : progresser, se mesurer aux meilleures et ne rien lâcher jusqu’à la dernière balle.

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