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Guerre au Moyen-Orient
Téhéran campe sur ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz
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Guerre au Moyen-Orient
Téhéran campe sur ses conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz
Des navires près du détroit d'Ormuz au large de Khor Fakka, sur la côte est des Emirats arabes unis, le 13 juillet. (Crédit photo : AFP)
L'Iran a réaffirmé ce dimanche 27 septembre qu'il ne reviendrait pas sur les exigences posées pour rouvrir le détroit d'Ormuz, malgré le refus opposé la veille par le président américain, Donald Trump, à un plan en ce sens. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité par la télévision d'État, a insisté sur le fait que toute avancée vers la réouverture dépend de la satisfaction de ces conditions, tout en assurant que Téhéran reste ouvert à la diplomatie sans renoncer à ses droits.
Vendredi, l'Iran avait transmis aux États-Unis une proposition prévoyant la réouverture du détroit dans un délai d'une semaine après son acceptation. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait précisé que ce texte avait été élaboré avec l'aval du guide suprême, Mojtaba Khamenei, et qu'une équipe restreinte de six responsables avait été chargée de trancher sur ce dossier.
Donald Trump a cependant rejeté cette offre hier, estimant devant la presse que les dirigeants iraniens cherchent un accord parce qu'ils traversent une période difficile sur le plan militaire. Peu avant cette annonce, il avait publié sur son réseau Truth Social une carte du détroit rebaptisée de façon provocatrice «détroit Trump». Téhéran n'a toutefois pas complètement fermé la porte au dialogue : Araghchi a indiqué attendre les positions définitives des médiateurs avant de statuer.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit une part considérable du pétrole et du gaz mondiaux, est au centre des hostilités déclenchées fin février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle tandis que Washington maintient un blocus sur les ports iraniens. Selon le Wall Street Journal, Trump envisagerait de reprendre les bombardements après les élections de mi-mandat prévues début novembre aux États-Unis – un contexte électoral marqué par l'impopularité croissante de cette guerre, qui a fait grimper les prix du carburant. Les dernières frappes américaines contre l'Iran remontent au 1er septembre, un épisode particulièrement meurtrier ayant touché un mariage dans le sud-est du pays. Depuis, des navires ont continué d'être visés dans le détroit lui-même.
Sur la scène internationale, l'Arabie saoudite a également fait entendre sa voix : son chef de la diplomatie a souligné devant l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies que la stabilité de la région conditionne directement la sécurité énergétique mondiale, appelant à préserver la liberté de navigation.
Le blocage actuel s'inscrit dans l'échec d'un protocole d'accord signé en juin, censé mettre fin au conflit, rouvrir Ormuz puis ouvrir des discussions sur le nucléaire iranien. Ce texte prévoyait notamment l'arrêt des combats sur tous les fronts – y compris au Liban face au Hezbollah –, le déblocage d'avoirs iraniens gelés depuis 1979 et la levée des sanctions américaines. Il a toutefois échoué sur les modalités de passage dans le détroit.
Autre foyer de tension évoqué par un porte-parole des Gardiens de la Révolution : le Yémen, où les Houthis pro-iraniens ont relancé en septembre une offensive contre le gouvernement soutenu par Ryad, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, autre verrou stratégique du commerce pétrolier mondial.
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