Publicité

Trafic de drogue à Terre-Rouge

Présumé coursier à 19 ans : Rs 10 000 pour chaque livraison

27 septembre 2026, 11:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Présumé coursier à 19 ans : Rs 10 000 pour chaque livraison

Au domicile de Clémaco Georgette, une substance soupçonnée d’être de l’héroïne et une balance électronique portant des traces présumées de drogue ont été saisies.

Agissait-il comme storekeeper ? L’interpellation d’un jeune homme de 19 ans avec une importante quantité de drogue présumée, jeudi soir à Terre-Rouge, pourrait n’être que le point de départ d’une enquête plus large. Derrière le présumé coursier, les enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) cherchent désormais à identifier ceux qui l’auraient recruté, approvisionné et rémunéré. Selon les informations recueillies, le jeune homme aurait perçu jusqu’à Rs 10 000 pour chaque livraison. Une piste qui pourrait permettre aux enquêteurs de remonter jusqu’à un individu présenté comme son «patron».

Détenu au centre de Piton, Jean Fanto Clémaco Georgette a comparu le vendredi 25 septembre devant le tribunal de district de Pamplemousses sous une accusation provisoire de possession d’héroïne en vue de la vente et des allégations liées au trafic. Mais comme la police a objecté à sa remise en liberté, il est retourné en cellule.

Tout commence le jeudi 24 septembre, vers 19 h 10. À la suite de renseignements sur une transaction de drogue dans le parking de Winners, à TerreRouge, une équipe de l’ADSU de Grand-Baie intercepte un scooter Suzuki conduit par Clémaco Georgette, 19 ans.

Lors de la fouille corporelle, les policiers découvrent, dissimulés sous ses vêtements, trois sachets en plastique transparents contenant chacun une quantité importante d’une substance soupçonnée d’être de l’héroïne. La valeur marchande de la drogue saisie est estimée à Rs 2 880 150.

La perquisition effectuée par la suite au domicile du suspect apporte un nouvel élément. Dans un tiroir de son armoire, les enquêteurs auraient retrouvé un autre sachet contenant une substance soupçonnée d’être de l’héroïne ainsi qu’une balance électronique portant des traces présumées de drogue. Le scooter utilisé lors de l’interception a également été saisi.

Pour l’ADSU, l’un des premiers objectifs sera désormais de déterminer si le jeune homme agissait seul ou s’il constituait un maillon d’une organisation. Son téléphone pourrait ainsi devenir une pièce importante des investigations. Les enquêteurs pourraient chercher à identifier les appels, messages et contacts précédant la livraison présumée, ainsi que les personnes rencontrées lors de précédents déplacements.

La question du nombre de livraisons effectuées pourrait également être examinée. Si le paiement de Rs 10 000 par livraison est confirmé, les enquêteurs chercheront à savoir depuis combien de temps le suspect aurait travaillé comme coursier, combien de trajets il aurait effectués et comment il aurait été rémunéré.

L’autre piste consiste à identifier celui qui serait présenté comme le «patron». Selon les informations recueillies, cet individu habiterait à BoisMarchand. Cette information devra toutefois être vérifiée par les enquêteurs.

L’ADSU pourrait notamment chercher à établir les liens entre les deux hommes, leurs communications, leurs éventuelles rencontres et les déplacements effectués. Les enquêteurs pourraient également examiner si le suspect s’est rendu à plusieurs reprises sur des lieux déterminés avant ou après ses prétendues livraisons.

L’origine de la drogue constitue un autre volet essentiel. Les enquêteurs devront tenter de déterminer auprès de qui le jeune homme aurait récupéré les produits, où ceux-ci étaient stockés avant leur distribution et qui organisait les différentes livraisons.

La présence d’une balance électronique à son domicile pourrait également être examinée afin de déterminer son utilisation exacte. Le but serait de vérifier si les différentes pièces du puzzle ‒ drogue, scooter, téléphone, balance, argent et déplacements ‒ convergent vers les mêmes personnes.

Publicité