Publicité
Tour de qualification pour la CAN 2026
Beach Soccer : Maurice - Angola, dur apprentissage… mais un esprit revanchard pour dimanche !
Par
Partager cet article
Tour de qualification pour la CAN 2026
Beach Soccer : Maurice - Angola, dur apprentissage… mais un esprit revanchard pour dimanche !
Photos : Azmaal Hydoo
Maurice a fait appel à un grand nom, le Français Claude Barrabé, pour redorer son blason en beach soccer. Première échéance, hier : un tour des qualifications pour la CAN 2026, face à l’Angola, avec un match aller disputé à la Blue-Bay Arena. Un saut dans l’inconnu, quasiment, pour la formation mauricienne et son boss, qui n’ont eu que 10 jours pour travailler ensemble. Le premier constat est toutefois sans appel : Maurice 0 – Angola 4. Un match disputé en trois tiers-temps de 12 minutes, où Maurice n’a pas été ridicule au début. Lors de la première tranche, les coéquipiers de Stephan Nabab ont fait jeu égal avec les visiteurs et ont eu des occasions alors que le score était de 0-0. Mais nos compatriotes allaient encaisser quatre buts par la suite (deux par tiers-temps), signe d’une baisse physique. L’Angola ne s’est alors pas fait prier pour faire parler son expérience et son métier, et se montrer plus efficace que nous dans les moments clés.
«Ne pas baisser les bras»
Juliao Alfredo s’est offert un doublé, tandis que Paulo Pereira et Miguel Domingues ont eux aussi ajouté leur nom au tableau d’affichage. Rendez-vous dimanche, toujours à la BlueBay Arena, à 15 heures, pour le match retour. Sans enjeu ? Pas exactement. Maurice n’aura plus rien à perdre, si ce n’est d’attaquer pied au plancher et de marquer rapidement pour tenter de sauver l’honneur, à défaut d’une remontada, comme le suggère Eddy Rose, spécialiste du beach soccer… «J’ai dit aux joueurs, il faut frapper au but, sans arrêt dès le coup d’envoi. Même si ça sort, ce n’est pas grave ! Il faut les acculer d’entrée de jeu.» Le sélectionneur Claude Barrabé y croit aussi. «L’objectif du match retour est de gagner ! Vous savez, contre une équipe comme ça, si vous mettez un but dans les cinq premières minutes, ça peut aller vite au beach soccer. Ils n’ont que sept joueurs de champ, j’ai vu qu’ils ont des joueurs blessés… Je ne sais pas si c’est vrai ou pas… Mais en tout cas, on est confiants pour dimanche. Il faut gagner de toute façon, on n’a pas le droit de baisser les bras.»
Stéphane Nabab (à g.) vise une victoire dimanche.
«On est une petite équipe»
Ancien gardien de Montpellier en D1 française, il s’est reconverti dans le beach soccer et a été sélectionneur de Madagascar et de l’équipe de France. Une très riche expérience qui ne peut qu’aider à faire grandir cette discipline chez nous… «Ça fait 10 jours que j’ai pris le groupe. On a fait des tests physiques. Il y a des joueurs qui sont, comme on dit dans le jargon, à la ramasse physiquement. Mais on va travailler, si on me laisse le temps. Quand vous voyez courir les Angolais sur le sable et quand vous nous voyez courir, vous allez vous dire que peut-être que ce n’est pas le même beach soccer. C’est un autre sport ! (rires)» Pour Barrabé, le travail ne fait que commencer. «Le positif, c’est qu’on a quand même vu certains schémas qu’on avait mis en place, mais quand les joueurs sont fatigués et ont peur de prendre l’espace parce qu’ils se disent qu’ils vont être contrés, c’est difficile. Mais je ne leur en veux pas. Moi, je suis là pour un bout de temps. On est une petite équipe encore, mais on va grandir et j’espère qu’on va devenir une grande nation de beach un jour.»
Malgré la lourde défaite face à une solide équipe angolaise, les supporters mauriciens sont restés derrière leur équipe jusqu’au bout.
Au sein de la sélection, il y a aussi trois joueurs qui étaient de l’aventure du beach soccer en 2015 et qui font leur retour 11 ans plus tard, comme le gardien de but Bakar, Stephan Nabab et Mervyn Jocelyn. «Match difficile physiquement. Ils sont plus en place. Mais nous, on se prépare pour l’avenir. On a vu ce qui nous attend, quel est leur niveau. Nous sommes très soudés et on fera plaisir au public mauricien pour le retour», déclare Mervyn Jocelyn. Pour Stephan Nabab, Maurice a péché dans la finition et il faudra concrétiser les actions dimanche : «On s’est créé beaucoup d’occasions, il faut persévérer. Pour marquer un but, ça se joue sur des petits détails…»
La formation mauricienne pose en compagnie de Tony Apollon (c.), junior minister au ministère de la Jeunesse et des Sports.
*****
L’analyse du sélectionneur Claude Barrabé : «Le seul bémol, c’est de repartir avec zéro but…»
Claude Barrabé n’a eu que 10 jours pour préparer son équipe mais assure être là pour un moment.
«Défaite assez logique… On fait jeu égal avec eux dans le premier tiers, même s’ils ont eu le monopole du ballon. Il faut aussi regarder les choses en face. On reste quand même sur très peu d’occasions en première mi-temps. En seconde, on a trop reculé, on s’est fait avoir sur des ballons dans le dos, qu’on avait travaillés… Après, le score de 4-0 est logique, même si notre gardien fait quand même des arrêts. Le score aurait pu être plus lourd. Nous aussi, on a eu des occasions, mais on n’a pas su marquer. Le seul bémol, c’est de repartir avec zéro but…»



Publicité
Publicité
Les plus récents