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Police

Rajeshwar Ramsawock, 41 ans d’ascension jusqu’au sommet du NSS

25 septembre 2026, 15:00

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Rajeshwar Ramsawock, 41 ans d’ascension jusqu’au sommet du NSS

Photo d'illustration.

Lorsqu’il franchit aujourd’hui les portes du National Security Service (NSS) en qualité de directeur par intérim, le surintendant Rajeshwar Ramsawock retrouve un univers qu’il connaît bien, après y avoir exercé pendant plusieurs années. Mais derrière cette nomination se dessine aussi l’histoire d’un policier qui, selon son entourage, aurait connu plusieurs mutations et épisodes professionnels que certains de ses proches associent à des luttes d’influence ayant marqué l’appareil sécuritaire sous l’ancien régime.

En 41 années de service, Rajeshwar Ramsawock a gravi un à un les échelons. Formé à la Police Training School en 1985, puis affecté au Police Port, il est successivement affecté à différentes divisions et unités de la police, où il devient inspecteur en 1996. En 2003, il rejoint le NSS, alors en pleine restructuration, et y reste jusqu’en 2015. Pendant plus d’une décennie, il évolue dans le monde discret du renseignement, à l’ombre de l’exposition médiatique.

Selon plusieurs personnes l’ayant côtoyé durant cette période, son parcours aurait toutefois pris une tournure différente après le changement de gouvernement intervenu en 2014. Certains affirment qu’il aurait progressivement été perçu comme un officier considéré par certains comme proche du Parti travailliste, une perception que son entourage conteste. Ils soutiennent que cette réputation, qu’ils jugent infondée, lui aurait valu de perdre la confiance de certains décideurs de l’époque.

Dans ce contexte, son transfert hors du NSS en janvier 2015 vers Metro South, en tant qu’Assistant Superintendent of Police, est interprété par son entourage comme le début d’une période professionnelle plus difficile. Plusieurs proches estiment que certains responsables souhaitaient alors placer à des postes stratégiques des officiers considérés comme plus proches du pouvoir en place.

Le drame personnel derrière l’uniforme

L’épisode de Rodrigues demeure, à leurs yeux, un autre épisode marquant de cette période. En 2018, Rajeshwar Ramsawock est muté dans l’île autonome alors que son épouse était gravement malade.

Selon son entourage, plusieurs demandes auraient été adressées à la hiérarchie policière afin qu’il puisse rester à Maurice pour l’accompagner pendant sa maladie. Des interventions auraient même été sollicitées auprès de personnalités influentes, dont le cardinal Maurice Piat. Ces démarches n’auraient cependant pas abouti.

Le policier rejoint alors Rodrigues pour une affectation qui durera près de deux ans. Pendant cette période, son épouse demeure à Maurice pour suivre ses traitements. Elle décédera alors qu’il est encore en poste dans l’île. Pour ses proches, cette décision administrative reste l’un des épisodes les plus douloureux de sa carrière.

D’autres incidents sont également évoqués. Son entourage affirme qu’une affectation dans une division du Nord aurait été approuvée avant d’être annulée quelques instants plus tard, ce qu’il présente comme un nouvel exemple des tensions entourant alors certaines mutations d’officiers supérieurs.

Après son retour à Maurice, Rajeshwar Ramsawock reprend progressivement sa place dans la hiérarchie policière. Affecté au Central Criminal Investigation Department en 2022, puis à la Criminal Investigation Division Metro North comme surintendant, il retrouve peu à peu des responsabilités de premier plan.

Aujourd’hui, son parcours, que plusieurs proches présentent comme ayant été marqué par des rivalités politico-administratives, le conduit à la tête, par intérim, du principal service de renseignement du pays.

Une trajectoire singulière pour un officier qui a passé une grande partie de sa carrière dans l’ombre et dont plusieurs compagnons de route considèrent que cette nomination constitue une reconnaissance de son expérience au sein du renseignement et de la police.

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