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Assemblée générale

Le dernier discours de Macron à la tribune de l'ONU

23 septembre 2026, 10:10

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Le dernier discours de Macron à la tribune de l'ONU

Emmanuel Macron s’exprime devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, au siège de l’ONU à New York. © Reuters

Son passage était initialement prévu avant la Finlande. C'est finalement entre l'intervention du Luxembourg et de l'Angola que le président français, Emmanuel Macron, s'est exprimé, mardi 22 septembre, devant l'Assemblée générale des Nations unies pour sa dernière intervention en tant que président.

Le locataire de l'Élysée a mis en garde contre le «retour de la loi de la jungle» dans le monde et appelé à se tenir «droit aux côtés des Nations unies». «La question qui nous est posée de manière très simple consiste à savoir si nous voulons vivre dans cet état de nature, avec une forme de retour de la loi de la jungle ou dans une société internationale civilisée», a-t-il déclaré à la tribune. «Notre devoir plus que jamais est de nous tenir droits aux côtés des Nations unies pour décider précisément ensemble de l'intérêt commun», a-t-il ajouté.

Ukraine

Le président français s'est également exprimé sur la guerre en Ukraine. La France soutient «un double moratoire» sur les frappes contre les sites énergétiques en Russie et en Ukraine, ainsi qu'«un moratoire sur la mer Noire qui permettra de libérer les céréales» et de répondre à la question de sécurité alimentaire pour de nombreux pays émergents.

Gaza et Cisjordanie occupée

Emmanuel Macron a défendu la solution à deux États pour Palestiniens et Israéliens, soulignant qu'il serait inacceptable de «contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous» à Gaza et en Cisjordanie sans agir. «Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?», a-t-il lancé, rappelant que bâtir une solution à deux États était la condition de la «sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple».

Intelligence artificielle

Le président français a exhorté tous les États «attachés à leur indépendance» à développer une IA alternative afin de ne dépendre ni des États-Unis, ni de la Chine, en mutualisant leurs capacités de calcul et d'investissement. «Nous ne devons pas dépendre de l'un ou de l'autre», a-t-il déclaré.

Défense du multilatéralisme

Le chef de l'État a appelé à «ne rien céder» à «l'esprit de défaite» et à «l'abus de pouvoir», citant les «empires qui menacent la souveraineté» des autres. «Nous devons retrouver ce qu'est la vitalité de notre Organisation, ce multilatéralisme qui est la défense d'un intérêt commun, d'une justice pour tous», a-t-il ajouté.

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