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Conférence sur le leadership
Ong Boon Hwee : «Si personne ne vous suit, vous ne faites que marcher seul»
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Conférence sur le leadership
Ong Boon Hwee : «Si personne ne vous suit, vous ne faites que marcher seul»
ONG Boon Hwee, consultant international basé à Singapour et un des concepteurs du programme National Initiative for Civic Education, a animé hier une conférence sur le leadership. «Si personne ne vous suit, vous ne faites que marcher seul», a-t-il dit, reprenant une phrase de Nelson Mandela, l’ancien président de l’Afrique du Sud. Figure qu’il a convoquée pour illustrer l’une des qualités qu’il place au cœur du leadership : la volonté de diriger.
Seul sur scène et fort de quatre décennies d’expérience dans le service public et les forces armées singapouriennes, Ong Boon Hwee n’avait besoin que de quelques diapositives pour parler de leadership. Face à lui, à l’auditorium de l’Atal Bihari Vajpayee Institute of Public Service and Innovation (AIPSI) à Moka, une salle comble où avaient aussi pris place le Premier ministre Navin Ramgoolam, la Deputy Prime Minister, Arianne Navarre-Marie, des ministres, hauts responsables et conseillers au Prime Minister’s Office.
La rencontre, organisée hier autour d’une conversation sur le leadership et du lancement du logo de l’AIPSI, intervenait alors que le consultant singapourien se trouve à Maurice dans le cadre du programme pilote National Initiative for Civic Education, qu’il a contribué à concevoir. Pendant plus d’une heure, ceux qui exercent l’autorité l’ont donc écouté parler de ce qui fait réellement un leader. Une fonction pas tout à fait comme les autres, une classe aussi, en quelque sorte, pour tous ceux qui étaient dans la salle.
Premier principe : «Le leadership est une relation.» Un poste, pour Ong Boon Hwee, ne fait pas un leader. Il donne simplement une occasion de diriger, et ce qui se passe ensuite ne dépend plus vraiment de celui qui occupe le poste, mais de ceux qui choisissent, ou non, de le suivre. «Si vous pensez que vous dirigez, vous vous trompez peut-être. Si vous regardez derrière vous et que personne ne vous suit, alors vous ne faites que marcher seul.»
La capacité, elle non plus, ne suffit pas vraiment. Il a ensuite énuméré les qualités d’un leader:la volonté de diriger, d’apprendre, d’agir avec éthique, d’avoir la bonne attitude, de savoir réfléchir-décider-agir, de rechercher l’excellence, d’être résilient, sincère, de savoir prendre de la hauteur, tout en revenant au terrain, d’écouter son intuition et, surtout, de rester centré sur les personnes.
Même au sommet, dit-il, il faut savoir redevenir apprenant. Leadership, followership, fellowship, résume-t-il. Il a raconté avoir lui-même demandé à un subordonné plus expérimenté que lui de lui réapprendre certaines procédures militaires. Et puis cette autre formule : «Ce que vous ne pouvez pas protéger ne vous appartient pas.» Il a dit l’appliquer à une entreprise, à une politique, à un projet. Mais on peut l’étendre à une institution, un pays, une vision.
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