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Bande sonore liée à l’affaire Ravatomanga
Opération «safe keeping» pendant sept heures en France
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Bande sonore liée à l’affaire Ravatomanga
Opération «safe keeping» pendant sept heures en France
L’enquête au sujet de l’enregistrement téléphonique attribuant une demande présumée de Rs 350 millions pour tenter d’intervenir en faveur de Mamy Ravatomanga auprès de Navin Ramgoolam prend une dimension internationale. Alors que Jean Karl Berty Elysée est attendu prochainement au Réduit Triangle pour être interrogé, deux enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC) spécialisés dans la Digital Forensic Analysis ont été envoyés en France. Ils ont notamment procédé à des analyses et vérifications techniques susceptibles d’éclairer les circonstances dans lesquelles l’enregistrement a été réalisé et son authenticité.
Les officiers de la FCC ont consacré environ sept heures à cette mission. Une opération minutieuse destinée notamment à sécuriser la chaîne de possession du support et éviter toute rupture dans la traçabilité de l’élément de preuve.
Examens et extraction
Selon les informations disponibles, le détenteur de l’enregistrement, désigné comme le safe keeper, a remis le support aux officiers mauriciens à l’ambassade de Maurice en France. Ces derniers ont ensuite examiné et extrait le contenu du média.
L’opération, prévue pour durer jusqu’au lendemain, a finalement été menée sans interruption. Cette procédure intervient alors que quatre expertises étrangères ont déjà été réalisées sur le même enregistrement. Le rapport français, daté du 7 août, avait notamment conclu que le fichier examiné était «authentique, sans signal contradictoire». Les précédentes analyses effectuées à l’étranger auraient également conclu à l’absence d’éléments permettant de déceler une manipulation ou une intervention de l’intelligence artificielle.
La vérification menée ce lundi ne porte toutefois pas sur le contenu des propos échangés dans l’enregistrement. Elle vise principalement son intégrité numérique, sa traçabilité et les conditions dans lesquelles le fichier original est conservé et transmis aux enquêteurs.
Au terme de cette opération, les officiers de la FCC doivent rapatrier l’enregistrement à Maurice. Il pourra alors être soumis aux prochaines étapes de l’enquête et aux procédures judiciaires qui pourraient en découler.
Cette nouvelle opération technique intervient alors qu’une seconde déclaration sous serment est attendue dans le dossier, d’où un affidavit. Les enquêteurs disposent désormais de plusieurs rapports d’expertise réalisés dans différentes juridictions.
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