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Examen des moniteurs d’auto-école
Des candidats réclament plus de transparence
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Examen des moniteurs d’auto-école
Des candidats réclament plus de transparence
À deux semaines de l’examen du 3 octobre 2026 pour l’obtention de la licence de moniteur d’auto-école, des aspirants instructeurs disent craindre un manque d’impartialité dans le processus. Ils évoquent un possible conflit d’intérêts lié à la participation de policiers de la Licensing Traffic Branch. La police assure, de son côté, que l’organisation de l’épreuve est entièrement supervisée par le Mauritius Examinations Syndicate (MES).
Ils seront près de 600 candidats à briguer une licence de moniteur d’auto-école, pour un nombre de places qui pourrait avoisiner la cinquantaine, comme lors de la précédente session. À l’approche de l’échéance, plusieurs aspirants moniteurs affirment redouter que la méritocratie ne soit pas pleinement garantie.
Leur principale inquiétude porte sur la participation de policiers affectés à la Licensing Traffic Branch. Selon eux, une quarantaine d’officiers auraient déposé leur candidature tout en restant membres de la force policière. «Nous n’avons rien contre le fait qu’ils passent l’examen. Notre crainte concerne un éventuel conflit d’intérêts, car ce sont des policiers qui travaillent déjà dans le domaine des permis de conduire», explique un candidat.
Les aspirants évoquent également la candidature de proches de policiers et s’interrogent sur les garanties d’impartialité entourant la préparation et la correction des épreuves. Ils souhaiteraient notamment que les questionnaires soient élaborés à l’étranger afin de renforcer la crédibilité de l’exercice.
Pour un autre candidat, qui tente d’obtenir sa licence depuis 2019, les inquiétudes sont alimentées par de précédentes expériences. «Aujourd’hui, on redoute la transparence et la méritocratie. Celui qui a des contacts risque d’être avantagé», affirme-t-il.
Il allègue que, par le passé, certaines personnes ayant obtenu leur licence ne disposaient pas d’une expérience suffisante pour exercer comme moniteur. Ces affirmations n’ont toutefois pas été corroborées par des éléments officiels.
Interrogée sur ces préoccupations, la Mauritius Police Force insiste sur les garanties mises en place. Elle confirme d’abord que l’examen se tiendra bien le 3 octobre et précise qu’il est ouvert à toute personne remplissant les critères d’éligibilité, y compris les policiers. En revanche, un membre de la police qui choisirait d’exercer comme moniteur d’auto-école devra quitter la force.
Surtout, la police affirme qu’aucun officier candidat n’est impliqué dans la préparation, l’élaboration, la vérification ou la validation des sujets d’examen. Selon le Police Press Office, l’ensemble du processus est placé sous la responsabilité du MES, présenté comme un organisme indépendant chargé de garantir le bon déroulement de l’épreuve. «Des mesures appropriées sont en place afin de préserver l’intégrité et l’équité du processus d’examen», souligne la police.
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