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Affaire des 155,7 kg saisis entre Maurice et La Réunion

Véronique Leu-Govind sort du silence : «Je n’ai rien à me reprocher»

10 septembre 2026, 10:00

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Véronique Leu-Govind sort du silence : «Je n’ai rien à me reprocher»

Convoquée par la Financial Crimes Commission (FCC) dans le cadre de l’enquête sur un trafic présumé de 155,7 kilos de cannabis entre La Réunion et Maurice – une cargaison dont la valeur avoisine les Rs 233,5 millions –, l’ex-junior minister Véronique Leu-Govind a tenu à clarifier sa position dès la sortie de son audition : «Je n’ai rien à me reprocher.»

L’ancienne titulaire du poste de junior minister des Arts et de la culture s’est présentée hier matin devant les enquêteurs financiers, accompagnée de son avocat, Mᵉ Shafick Chuttur. Les questions ont notamment porté sur certains biens détenus par la parlementaire, dont un véhicule. À l’issue de l’entretien, elle a pu rentrer chez elle sans qu’aucune charge ne soit annoncée à son encontre.

Fait notable, son fils avait lui aussi été entendu quelques jours plus tôt, également au sujet d’un véhicule, une BMW cette fois, dans le cadre du même dossier. Le volet financier de l’enquête semble ainsi s’élargir progressivement à l’entourage familial, alors que les investigateurs cherchent à retracer d’éventuels flux d’argent liés au réseau présumé.

Interrogée par la presse à sa sortie, Véronique Leu-Govind s’est voulue rassurante sur le déroulement de son audition, affirmant avoir répondu à l’ensemble des questions posées par les enquêteurs. Elle a également tenu à afficher sa disponibilité pour la suite de la procédure, assurant qu’elle se présenterait «à chaque fois que les instances concernées» la solliciteraient.

Cette audition intervient alors que son époux, Gulshan Govind, reste détenu depuis son arrestation dans cette affaire. Il fait l’objet d’accusations provisoires de complot en vue d’importer du cannabis, de culture de la plante et de détention de substance dangereuse — des chefs qui placent le couple au cœur d’un dossier suivi de très près à La Réunion comme à Maurice.

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