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Affaire Ravatomanga

La Cour suprême impose l’accès de son avocat, le Bar Council s’en mêle

9 septembre 2026, 10:30

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La Cour suprême impose l’accès de son avocat, le Bar Council s’en mêle

L’affaire Mamy Ravatomanga prend une nouvelle dimension avec l’intervention de la Cour suprême et du Bar Council. Au cœur du litige : les conditions d’accès de Me Khushal Lobine à son client, détenu à l’Eastern High Security Prison de Melrose, à la veille de la poursuite de sa demande de remise en liberté. Saisie en urgence, la juge Carol Green-Jokhoo a ordonné, hier, au commissaire des prisons, Rashid Ali Beekun, d’autoriser Me Lobine à rencontrer Mamy Ravatomanga entre midi et 15 heures. L’entretien doit se dérouler «in sight but not in hearing of the prison officer», permettant une surveillance visuelle tout en préservant la confidentialité des échanges. Après l’ordre de la cour, Me Lobine a pu avoir accès à son client dans l’après-midi d’hier.

La démarche fait suite à une demande adressée le 2 septembre par Me Lobine pour des consultations les 7 et 8 septembre. L’avocat souhaitait notamment s’entretenir avec son client face à face, sans séparation en plexiglas ni recours au téléphone, estimant que le secret professionnel risquait autrement d’être compromis. Le commissaire des prisons, absent lorsque l’affaire a été appelée à 9 h 10, a par la suite adressé une lettre d’excuses à la juge. Il a expliqué que les documents lui avaient été signifiés à 16 heures alors qu’il participait à une conférence internationale. Une fois informé, il a indiqué avoir veillé à l’exécution de l’ordonnance. Me Lobine se trouvait alors à Melrose.

Selon Rashid Ali Beekun, ses prédécesseurs, notamment l’ancien commissaire des prisons Dev Jokhoo, avaient autorisé des rencontres en face à face avec Ravatomanga, sans séparation. Il affirme avoir maintenu cette pratique avant de la retirer récemment, une décision qui aurait suscité le mécontentement de Me Lobine. L’épisode a également fait réagir le président du Bar Council, Me Antoine Domingue. Il a saisi la cheffe juge, le Premier ministre, l’Attorney General ainsi que le Senior Chief Executive du PMO/Home Affairs. L’affaire soulève ainsi une question plus large sur les droits de la défense et la confidentialité des consultations entre un avocat et son client.

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