Publicité
Quatre Mauriciens interpellés en juillet
Une équipe de l’ADSU à Madagascar
Par
Partager cet article
Quatre Mauriciens interpellés en juillet
Une équipe de l’ADSU à Madagascar
■ Ashley Rose. ■ David Kingsley Chicot. ■ Jean David Legentil. ■ Ismaël Benjamin Yoel
Une équipe de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), placée sous la responsabilité d’un cadre de la Southern Division, s’est rendue à Madagascar pour deux semaines afin de participer aux interrogatoires des quatre Mauriciens interpellés le 20 juillet après l’échouage de leur hors-bord sur la côte est de la Grande Île. Une mission qui, selon plusieurs sources, ne relèverait pas d’une simple formalité, mais viserait à démêler un réseau dont l’ampleur pourrait dépasser le cadre initial de l’enquête.
Le choix de confier cette mission à un responsable de la Southern Division plutôt qu’à un cadre rattaché au port ou à un chef basé au quartier général, alimente les interrogations. Ce choix pourrait indiquer que les ramifications présumées du dossier ne se limiteraient pas aux activités portuaires, mais toucheraient également d’autres zones sensibles, notamment celles liées au transport aérien. Cette hypothèse reste toutefois à vérifier, et aucune source officielle n’a pour l’heure confirmé les raisons précises ayant guidé ce choix.
Les modalités de cette collaboration entre les autorités mauriciennes et malgaches restent également à préciser, notamment quant à l’existence d’un éventuel accord d’entraide judiciaire mutuelle qui permettrait, le cas échéant, un futur transfert des suspects vers Maurice.
C’est dans ce contexte que le nom d’Ashley Rose refait surface. Les enquêteurs chercheraient à établir si son départ du territoire mauricien, qui se serait effectué par voie aérienne, selon certaines informations non encore confirmées, pourrait présenter un lien avec l’un des deux dossiers actuellement examinés : celui des quatre hommes interpellés à Madagascar ou celui de la saisie de 155,7 kilos de cannabis évoquée en parallèle. Aucun élément ne permet à ce stade d’établir un lien matériel entre ces deux affaires et le déplacement d’Ashley Rose. Il s’agit pour l’instant d’une piste parmi d’autres que les autorités chercheraient à écarter ou à confirmer.
L’hypothèse d’un réseau plus vaste est renforcée par l’existence d’un second dossier, distinct de celui des quatre hommes arrêtés à Madagascar, portant sur la saisie de 155,7 kilos de cannabis. La question que chercheraient à trancher les enquêteurs est de savoir si ce dossier présente un point commun avec l’affaire malgache, que ce soit au niveau des filières d’approvisionnement, des modes de transport utilisés ou de certains protagonistes déjà connus des services antidrogues. Deux des quatre hommes interpellés à Madagascar seraient d’ailleurs déjà mêlés à un précédent dossier de saisie de cannabis à bord d’une embarcation en provenance de la Grande Île, ce qui inviterait les enquêteurs à examiner d’éventuelles similitudes entre les deux affaires plutôt qu’à les traiter isolément.
Si l’ampleur exacte du réseau reste à démontrer, la nature des questions posées par les enquêteurs – financement du voyage, contacts sur place, destination finale d’une éventuelle cargaison – suggère que l’affaire pourrait s’étendre au-delà d’un simple incident maritime. Une dimension régionale, impliquant potentiellement Madagascar et La Réunion, est également évoquée parmi les pistes à l’étude, sans qu’aucune conclusion ne puisse être tirée pour l’instant.
L’ADSU et la Financial Crimes Commission devront confronter l’ensemble de ces hypothèses aux éléments matér iels : relevés de communications, mouvements financiers et déplacements des personnes concernées. Jusqu’à ce que ces vérifications soient achevées, les liens évoqués entre Ashley Rose, les quatre hommes détenus à Madagascar et la saisie des 155,7 kilos de cannabis demeurent des pistes à l’étude, et non des faits établis.
Publicité
Publicité
Les plus récents