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Affaire Mamy Ravatomanga
La défense questionne la FCC sur sa vitesse d’exécution
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Affaire Mamy Ravatomanga
La défense questionne la FCC sur sa vitesse d’exécution
La bataille judiciaire autour de la demande de remise en liberté de l’homme d’affaires malgache, Mamy Ravatomanga, s’est poursuivie hier devant la Bail and Remand Court (BRC). L’audience a été marquée par le contre-interrogatoire de Paramhans Aleear, Acting Director of Investigations de la Financial Crimes Commission (FCC), par Mᵉ Khushal Lobine, avocat principal du magnat malgache.
Au cœur des débats, l’état d’avancement de la vaste enquête menée par la FCC. Interrogé par la défense, Paramhans Aleear a détaillé les cinq principaux volets examinés par les enquêteurs. Ceux-ci concernent notamment la vente de cinq Boeing 777 destinés à l’Iran, l’exportation de litchis, l’importation de blé, la réalisation d’une autoroute à Antananarivo dans le cadre du Samcrete Project ainsi que le Madarail Project.
Mᵉ Lobine a soutenu que son client n’avait pas encore été confronté à l’ensemble des éléments qui lui sont reprochés dans ces différents dossiers. En réponse, l’officier de la FCC a expliqué que plusieurs demandes d’entraide judiciaire internationale (MLA) avaient déjà été obtenues, tandis que d’autres sont en cours afin de compléter les investigations. La défense a également insisté sur la durée de l’enquête. Selon Paramhans Aleear, la finalisation du dossier pourrait nécessiter encore plusieurs mois, voire une année, compte tenu de sa dimension internationale. Mᵉ Lobine a alors estimé qu’il ne serait pas équitable de maintenir son client dans l’attente de l’aboutissement de toutes les procédures d’entraide judiciaire.
L’expression «State Capture», évoquée dans les allégations entourant l’affaire, a aussi fait l’objet d’échanges nourris. Mᵉ Lobine a déclaré ne pas connaître une telle infraction dans la législation mauricienne. De son côté, la FCC a rappelé qu’il s’agissait d’une enquête particulièrement complexe impliquant plusieurs juridictions et de nombreuses opérations financières.
Concernant les mouvements de fonds, la défense a soutenu que les transactions bancaires examinées étaient transparentes. La FCC a toutefois maintenu sa position, affirmant que l’argent aurait circulé à travers des structures financières complexes et des mécanismes de «layering», nécessitant des vérifications approfondies avant la conclusion de l’enquête.
Les débats sur la demande de libération sous caution de Mamy Ravatomanga se poursuivront aujourd’hui devant la BRC.
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