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Dr Moheeputh condamné à six mois de prison
Le parcours controversé d’un chirurgien au cœur de plusieurs affaires
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Dr Moheeputh condamné à six mois de prison
Le parcours controversé d’un chirurgien au cœur de plusieurs affaires
Longtemps considéré comme l’un des chirurgiens esthétiques les plus médiatisés de Maurice, le Dr Nishan Moheeputh, s’est retrouvé, au fil des années, au centre d’une série de controverses judiciaires et disciplinaires qui ont considérablement terni son image. Sa condamnation, hier, à six mois de prison pour attentat à la pudeur sur une policière vient s’ajouter à une succession d’affaires ayant alimenté les débats dans les milieux médical et judiciaire.
Spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, le praticien s’était forgé une réputation dans son domaine. Toutefois, derrière cette belle carrière se cachait un parcours marqué par plusieurs plaintes et enquêtes. La première affaire qui a fortement attiré l’attention du public concerne une accusation d’attentat à la pudeur portée par une policière. Les faits remontent à avril 2022 lors d’une consultation dans une clinique privée. Après plusieurs années de procédures, la cour intermédiaire a finalement retenu sa culpabilité, estimant que la version de la plaignante était crédible et corroborée par plusieurs éléments de preuve, notamment des échanges de messages intervenus après les faits.
Parallèlement à cette affaire pénale, son nom a été associé à plusieurs plaintes pour négligence médicale. En janvier 2025, il devait déjà répondre devant le Medical Council à la suite d’une plainte déposée par une ancienne patiente qui affirmait que sa vie avait été mise en danger après une intervention chirurgicale. Le médecin a rejeté ces accusations et soutenu que les complications invoquées ne relevaient pas de sa responsabilité.
Mais c’est surtout le décès de l’ancienne magistrate Varsha Devi Biefun-Doorga qui a placé le Dr Moheeputh sous les projecteurs. La magistrate est décédée en juillet 2024 quelques jours après une liposuccion pratiquée dans une clinique privée. L’autopsie a conclu à une septicémie provoquée par une perforation intestinale. À la suite d’une plainte déposée par la famille, le Medical Council a ouvert une enquête et a décidé de suspendre le praticien de l’exercice de la médecine en février 2025.
L’enquête disciplinaire a débouché sur des conclusions particulièrement sévères. Le Medical Disciplinary Tribunal a retenu plusieurs charges contre le chirurgien et le Medical Council a officiellement annoncé qu’il a été reconnu coupable de gross medical negligence en lien avec le décès de la magistrate. Après 13 mois de suspension, le Medical Council a toutefois levé cette mesure tout en lui infligeant un blâme sévère, une décision qui a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part de la famille de la victime. Le praticien a contesté les conclusions des experts médicaux et remis en question les conclusions de l’autopsie attribuant le décès à une perforation intestinale causée lors de l’intervention chirurgicale, soutenant qu’une autre explication médicale pouvait être envisagée.
Au fil des années, ces différentes procédures ont contribué à faire du Dr Nishan Moheeputh l’une des figures les plus controversées du secteur médical. Entre accusations d’inconduite sexuelle, plaintes pour négligence médicale, suspension professionnelle, procédures disciplinaires et condamnation pénale, son parcours illustre une descente aux enfers judiciaire sans précédent pour un praticien autrefois très en vue. Avec l’annonce de son intention de faire appel de sa condamnation pour attentat à la pudeur, un nouveau chapitre judiciaire s’ouvre désormais pour le chirurgien, dont le nom reste associé à plusieurs des dossiers les plus médiatisés de ces dernières années.
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