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Déclarations d’avoirs
Shakeel Mohamed met la FCC en demeure
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Déclarations d’avoirs
Shakeel Mohamed met la FCC en demeure
Shakeel Mohamed accorde 24 heures à la FCC pour rectifier ce qu’il considère comme une omission dans la publication de ses déclarations d’avoirs.
Le ministre du Logement et des terres, Shakeel Mohamed, hausse le ton face à la Financial Crimes Commission (FCC). Par l’intermédiaire de son avoué, Me Cader Mallam-Hassam, il a adressé ce mercredi 19 août une letter before action (mise en demeure) à la Commission, lui donnant 24 heures pour rectifier ce qu’il considère comme une omission dans la publication de ses déclarations d’avoirs.
Selon cette mise en demeure, Shakeel Mohamed affirme avoir effectué trois déclarations de ses actifs et passifs : le 4 novembre 2024, le 13 décembre 2024 et le 22 janvier 2025. Les deux premières auraient été faites devant la Cour suprême, tandis qu’une déclaration supplémentaire aurait été transmise à la Declaration of Assets Unit en janvier 2025. Le ministre reproche toutefois à la FCC de ne pas avoir publié ces déclarations dans son registre public, contrairement à ce qui aurait été fait pour d’autres responsables publics. Son avoué estime que cette situation pourrait donner l’impression que son client n’a pas respecté ses obligations légales.
Cette affaire intervient alors que la polémique entourant un bien du ministre situé à Bain-Bœuf, dans un complexe construit sur des pas géométriques, fait beaucoup de bruit. Des publications sur les réseaux sociaux, notamment sur la page Pima Info, ont soulevé des interrogations sur cette acquisition et sur une éventuelle déclaration du bien. Shakeel Mohamed soutient que l’absence de ses déclarations dans les données publiques de la FCC a contribué à alimenter ces accusations.
Dans sa mise en demeure, il réclame notamment la publication de ses déclarations, la confirmation des dates de réception des documents ainsi qu’une explication sur les raisons de leur non-publication. Il demande également à la FCC de publier un communiqué rétablissant les faits.
La Commission dispose de 24 heures à compter de la réception de la lettre pour répondre. À défaut, Shakeel Mohamed menace de saisir la Cour suprême, notamment par voie de judicial review, et de réclamer des dommages-intérêts pour le préjudice qu’il affirme avoir subi. La mise en demeure représente, à ce stade, la position du ministre et de son conseil juridique. Elle ne constitue pas une reconnaissance par la FCC d’un quelconque manquement.
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