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Mauritius Society for Animal Welfare

Un seul vétérinaire en poste, le recrutement au cœur des défis

9 août 2026, 14:00

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Un seul vétérinaire en poste, le recrutement au cœur des défis

■ Le gouvernement assure que des recrutements au sein de la MSAW sont prévus afin de renforcer les capacités de l’organisme.

La Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW) fait face à un défi de taille. Interrogé le mardi 4 août au Parlement, le ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, a indiqué que l’organisme ne compte actuellement qu’un seul vétérinaire en activité. Une situation qui soulève des interrogations quant à la capacité de la MSAW à répondre à ses nombreuses missions, notamment en matière de stérilisation des animaux errants.

Le ministre a précisé que, dans le sillage de la mise en œuvre des recommandations du Pay Research Bureau (PRB) 2026, la fiche de poste des vétérinaires est actuellement en cours de révision afin de mieux répondre aux besoins opérationnels de la MSAW. Une fois cet exercice terminé, des recrutements pourront être lancés, sous réserve des procédures en vigueur et de la disponibilité des ressources.

Pourquoi est-il si difficile de recruter des vétérinaires ? Interrogé sur cette question, le président du Veterinary Council, le Dr Swaley Abdoola, explique que deux vétérinaires avaient initialement été recrutés, mais que l’un d’eux a quitté son poste. «Il n’était pas satisfait des conditions de travail. Aujourd’hui, il reste un vétérinaire dont le contrat a été prolongé jusqu’à la fin de décembre et qui se consacre principalement aux opérations de stérilisation», indique-t-il. Il précise également que plusieurs praticiens exercent à temps partiel.

Selon lui, le secteur fait face à une concurrence importante. Certains vétérinaires choisissent de rejoindre d’autres organismes publics, tandis que d’autres préfèrent poursuivre leur carrière à l’étranger. Le Dr Abdoola souligne aussi que les conditions contractuelles influencent parfois ces choix. «Les vétérinaires mauriciens souhaitent généralement pratiquer une médecine vétérinaire plus diversifiée, alors que certains professionnels recrutés de l’étranger se limitent aux missions prévues dans leur contrat», explique-t-il.

Le président du Veterinary Council affirme toutefois que des discussions ont récemment eu lieu avec la MSAW. Plusieurs vétérinaires auraient manifesté leur intérêt pour contribuer à des projets de stérilisation et de micropuçage, notamment à temps partiel. Il estime néanmoins que des mesures d’attractivité, telles que des indemnités supplémentaires, des possibilités de formation à l’étranger ou encore des missions outre-mer, pourraient encourager davantage de professionnels à rejoindre la société.

Davantage de campagnes de stérilisation

Au Parlement, Arvin Boolell a également annoncé qu’un budget de Rs 20 millions a été prévu pour l’exercice financier 2026-2027 afin de poursuivre et d’étendre le programme gratuit de stérilisation des chiens errants. La MSAW prévoit notamment d’établir, en collaboration avec les collectivités locales, un calendrier national de campagnes de stérilisation et de poursuivre le déploiement de sa caravane mobile afin de couvrir davantage de régions.

Ces annonces ne dissipent toutefois pas toutes les interrogations. L’activiste Reda Chamroo estime que la MSAW gagnerait à renforcer son organisation afin de devenir plus attractive pour les vétérinaires. Il affirme également ne pas avoir vu d’avis de recrutement publié depuis près de deux ans, tout en précisant qu’il s’agit de son observation.

L’activiste se montre aussi critique quant au rythme des stérilisations. Selon les chiffres qu’il avance, environ 8 000 interventions auraient été réalisées, soit un volume qu’il considère comme inférieur à celui des années précédentes. Il estime que ce résultat demeure insuffisant au regard de la population de chiens errants qu’il évoque. Il souligne également que l’arrêt du système de vouchers, qui permettait aux propriétaires de faire stériliser leurs animaux auprès de vétérinaires participants, aurait pu avoir un impact sur le nombre d’interventions. Il rappelle enfin avoir soumis une proposition de collaboration à la MSAW il y a plusieurs mois, indiquant ne pas avoir reçu de réponse à ce jour.

Entre besoins en personnel, attractivité du métier et ambitions affichées pour renforcer la stérilisation à l’échelle nationale, la question des ressources humaines apparaît désormais comme l’un des principaux défis de la MSAW.

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