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Micro-entreprises

Stephane Maurymoothoo : «On ne peut pas étouffer ceux qui portent une partie de l’économie»

7 août 2026, 18:00

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Stephane Maurymoothoo : «On ne peut pas étouffer ceux qui portent une partie de l’économie»

Après le vote du Finance Bill au Parlement, certaines réalités restent difficiles à comprendre pour les acteurs des petites entreprises, estime Stephane Maurymoothoo du Regrupman Artizan Morisien (RAM). Selon lui, les mesures ne prennent pas suffisamment en compte la situation particulière des microentrepreneurs et des travailleurs à leur propre compte, qui font pourtant partie du tissu économique du pays. «Surtout le quotidien des Petites et moyennes entreprises. Ce ne sont pas les entreprises employant entre dix et 15 personnes. Mais davantage celles qui ont un employé ou au maximum trois personnes. Ce sont donc des micro-business.»

Il insiste sur la nécessité de différencier les catégories d’entreprises avec une protection spécifique pour ces petites structures, qui sont souvent considérées au même niveau que des structures beaucoup plus importantes alors que leurs moyens et leurs réalités sont totalement différents. «Face aux grosses entreprises, comme SME Mauritius, il n’y a personne pour les protéger.» Il cite l’augmentation du coût de l’assurance des véhicules comme un exemple des difficultés de ces petites entreprises.

Un climat qui décourage l’entrepreneuriat

Stephane Maurymoothoo estime qu’il ne faut pas fragiliser davantage ceux qui choisissent de se lancer dans une activité indépendante. «Imaginez cette personne qui démarre aujourd’hui un business, une toute petite boîte. Quel soutien pourra-t-elle avoir pour l’encourager à grandir ? On ne peut pas l’étouffer.» Selon lui, les travailleurs indépendants représentent une composante essentielle de l’économie. «Même ceux qui travaillent à leur propre compte font partie du pilier de l’économie et on est en train de nous percer», déplore-t-il. Cela risque de décourager de nombreux Mauriciens à entreprendre. «Beaucoup ne veulent plus s’investir à leur propre compte.» Un meilleur accompagnement pourrait permettre aux petites structures de se développer.

Stephane Maurymoothoo dresse également un constat préoccupant de l’évolution du marché du travail. Un travail doit être fait pour valoriser les métiers techniques et manuels. «C’est facile de dire que les Mauriciens ne veulent pas travailler. Mais quelles conditions accompagnent ceux du secteur des métiers ?» Il faudrait davantage d’incitations afin d’attirer les jeunes vers ces professions. «On veut encourager les jeunes à entrer dans un métier, mais il faut le professionnaliser.» Formation, sensibilisation et promotion des métiers sont, selon lui, des éléments essentiels pour redonner de l’attractivité à ces secteurs. Il appelle donc à une réflexion sur la place des petits entrepreneurs et des travailleurs indépendants dans l’économie.

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