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Transversale
Argentine, l’art de se faire détester
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Argentine, l’art de se faire détester
Pour tous les «vrais» fans de l’Argentine, il y a eu trois grands. Mario Kempes, Diego Maradona, Lionel Messi. Mais il y aura aussi un avant et un après Mondial 2026. La finale de la Coupe du monde que l’Albiceleste vient de perdre contre l’Espagne a dégoûté des millions de fans de cette équipe.
Plusieurs joueurs argentins ont été mêlés à des bagarres d’après match dignes d’un match de quartier, souillant leur maillot et confirmant l’impression détestable qu’ils ont laissée en pourrissant une finale qu’ils ont rendu extrêmement décevante. Ils ont souillé leur maillot et endossé une image de mauvais perdants. Surtout dans une finale où l’Argentine n’a pas vu le jour et a même été ridiculisée dans le jeu par l’Espagne – avec zéro tir en 90 minutes et aucune idée apparente si ce n’est d’attendre les tirs au but.
En un match, l’Argentine a flingué toute sa crédibilité et le peu de sympathie qui pouvait lui rester (chez les Argentins bien sûr, les pro-Messi ou Barça et les die-hards des ciel et blanc). Elle a aussi hypothéqué le grand respect qu’on devrait normalement lui accorder pour être arrivée jusqu’en finale. Au lieu de cela, les images des lamentations de l’Egypte et de l’Angleterre, plus le manque de discernement du corps arbitral pour sanctionner ce qui aurait dû l’être ne cessent de tourner en boucle dans notre tête.
Ignorée par la Fifa, la pétition loufoque «Argentina Out» a pris beaucoup d’ampleur. Lancée pour réclamer l’exclusion définitive de l’Argentine de la Coupe du monde, elle a recueilli 23 millions de signatures venues de 170 pays, frôlant le record Guiness de la pétition la plus signée de l’histoire… Signée par 170 pays ! Il n’y a pas de fumée sans feu dit-on…
Défendre et avoir la grinta c’est une chose, être aussi méchant sur l’homme ce n’est plus du football ! A la fin de cette finale, lorsque les Argentins laissaient exploser leur frustration, on se serait cru revenu au détestable France-Paraguay des 16es de finale, où l’après match aura été plus commenté en matière de racisme que pour le jeu lui-même. Pour se défendre, les Argentins jouent les victimes : «Personne ne nous aime, le monde est contre nous, nous jouons pour notre peuple»… Ok, sauf que là, tout le monde a vu le match ! Difficile d’excuser l’inexcusable…
Pour certains amateurs du football, cette Argentine-là laissera une trace sur le football qu’on mettra longtemps à effacer de nos mémoires. Ne serait-ce qu’en Premier League, plusieurs joueurs ne seront plus les bienvenus dans leurs clubs vu l’étendue du mal qu’ils ont fait au football. Supposé être le «Beautiful Game».
Sur les réseaux sociaux, beaucoup de fans de Chelsea demandent qu’Enzo Fernandez aille voir ailleurs s’il n’aime plus le club, lui qui a si souvent déclaré ses envies d’ailleurs la saison dernière. Alexis McAllister n’est plus aussi défendu qu’avant à Liverpool. La combativité et l’abnégation qu’il met pour son pays ne sont pas les mêmes en club selon pas mal de fans qui commentent sur des forums. S’il avait été impres- sionnant face à l’Angleterre en demi-finale, il a été proche du néant fac à l’Espagne (comme toute son équipe du reste !) Et que dire de Leandro Paredes, qu’on ne connaissait pas teigneux, du temps où il évoluait au PSG ?
A titre de comparaison, pour rester sur la Premier League, s’il y a un joueur d’Europe qui émerge en véritable héros aux ÉtatsUnis c’est Erling Haaland. Un joueur né à Leeds et qui n’évolue pas pour son pays de naissance. Il joue pour Manchester City, un club que la plupart des fans déteste pourtant… Mais le sosie de Boubou, personnage de Dragon Ball Z, est un Cyborg au cœur tendre. Un personnage sympathique, attachant, dont l’attitude cool et désinvolte colle avec son talent qui a éclaboussé la face du monde. Si loin des odeurs nauséabondes d’interférence politique, de soupçons de corruption et de triche organisée, de racisme, de haine, d’anti-jeu et de comportements violents qui ont – aussi – rythmé ce Mondial.
L’Argentine a franchi une ligne rouge en finale de la Coupe du monde. Appelant des sanctions exemplaires pour sauver le peu de crédibilité qu’il reste aux décideurs du foot. La victoire de l’Espagne est apparue dans le monde entier comme une libération. Une délivrance. Le football en est sorti gagnant. La morale de ce Mondial controversé n’est finalement pas si mal…
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