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Chagos
Andy Burnham prêt à poursuivre l’accord avec Maurice
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Andy Burnham prêt à poursuivre l’accord avec Maurice
Andy Burnham serait prêt à poursuivre l’accord sur les Chagos.
À quelques jours de l’audience cruciale prévue devant la Cour d’appel du Royaume-Uni, le dossier des Chagos continue de susciter de vives tensions politiques et judiciaires. Alors que le gouvernement britannique cherche à faire annuler une précédente décision judiciaire ayant permis à plusieurs Chagossiens de demeurer à Peros Banhos, l’organisation internationale Human Rights Watch a obtenu l’autorisation d’intervenir dans la procédure, une évolution qui pourrait accroître la pression sur les autorités britanniques.
Les avocats représentant les Chagossiens ont confirmé que Human Rights Watch pourra soumettre des observations écrites à la Cour d’appel avant l’ouverture des audiences, prévues du 15 au 17 juillet. L’organisation estime que cette affaire soulève des questions fondamentales concernant les droits des populations déplacées et leur droit au retour sur leur territoire d’origine. Même si Human Rights Watch n’est pas partie au litige, ses observations seront examinées par les juges aux côtés des arguments du gouvernement britannique et de ceux des représentants des Chagossiens, dont Misley Mandarin.
Parallèlement à cette procédure judiciaire, le débat politique autour de l’accord entre le Royaume-Uni et Maurice sur la souveraineté des Chagos continue d’alimenter les discussions outre-Manche.
Selon un article publié par GB News, Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester et considéré comme l’un des favoris pour succéder à Keir Starmer à la tête du Parti travailliste et du gouvernement britannique, serait prêt à poursuivre la mise en œuvre de l’accord conclu avec Maurice.
De son côté, le gouvernement britannique maintient que cet accord constitue la meilleure garantie pour assurer l’avenir à long terme de Diego Garcia.
Continuité
Dans une réponse parlementaire, le ministre d’État britannique pour l’Europe, l’Amérique du Nord et les territoires britanniques d’outre-mer, Stephen Doughty, a rappelé que le discours du Roi engage le gouvernement à prendre «des décisions destinées à protéger durablement la sécurité énergétique, la défense et la sécurité économique du Royaume-Uni». Selon lui, la base de Diego Garcia demeure essentielle à ces objectifs. Il a réaffirmé que Londres reste convaincu que l’accord conclu avec Maurice est «la meilleure solution» pour garantir le fonctionnement de cette installation militaire «pour les générations à venir».
En attendant cette ratification, la base de Diego Garcia continuera de fonctionner dans les mêmes conditions qu’actuellement. Le gouvernement britannique affirme maintenir des échanges réguliers avec les autorités américaines et mauriciennes afin de parvenir à une solution qu’il juge conforme aux intérêts du Royaume-Uni et à ses impératifs de sécurité nationale.
Stephen Doughty a également précisé qu’aucun paiement prévu dans le cadre du traité n’a encore été versé à Maurice, celui-ci n’étant pas encore ratifié. Il a toutefois rappelé que le Royaume-Uni et Maurice ont signé en mai 2025 un Strategic Partnership Framework, destiné à renforcer leur coopération dans plusieurs domaines. Dans ce cadre, 1,48 million de livres sterling d’aide publique au développement a été alloué à Maurice pour l’exercice financier 2025-2026.
Ces financements doivent notamment soutenir des projets liés à la sécurité maritime et aérienne, à la lutte contre le changement climatique, à la viabilité de la dette, au commerce, à la gouvernance ainsi qu’au renforcement des capacités des forces de l’ordre, notamment à travers l’appui à la création d’une agence nationale mauricienne de lutte contre la criminalité.
Nigel Farage démissionne de son siège de député

Le leader de Reform UK, Nigel Farage (photo), a démissionné hier de son mandat de député de Clacton afin de provoquer une élection partielle, à laquelle il compte se représenter. Cette décision intervient alors qu’il fait l’objet d’une deuxième enquête du commissaire parlementaire aux normes concernant des avantages financiers qui n’auraient pas été déclarés. Selon des révélations du «Guardian», Nigel Farage faisait déjà l’objet d’une enquête pour ne pas avoir déclaré, avant les dernières élections, un don de cinq millions de livres sterling de l’investisseur en cryptomonnaies Christopher Harborne. Une seconde enquête a désormais été ouverte concernant un soutien financier présumé de George Cottrell, un proche de Nigel Farage qui a été condamné pour fraude. Christopher Harborne est également connu pour avoir financé Reform UK à hauteur de 12 millions de livres. Son nom avait déjà été associé au déplacement de Nigel Farage vers les Maldives dans sa tentative, finalement infructueuse, de rejoindre l’archipel des Chagos sans l’autorisation des autorités britanniques.
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