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Prison de Petit-Verger

Former à l’entrepreneuriat pour favoriser la réinsertion sociale

7 juillet 2026, 14:00

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Former à l’entrepreneuriat pour favoriser la réinsertion sociale

Trente détenus et un gardien de prison ont reçu, le samedi 27 juin, leur certificat de fin de formation lors d’une cérémonie organisée au Petit-Verger Rehabilitation and Reintegration Centre (PVRRC). Cet événement marquait l’aboutissement d’un programme intitulé My Business, dispensé en dix sessions par SME Mauritius, et destiné à outiller les participants en vue d’une future réinsertion sociale et professionnelle.

La cérémonie s’est tenue en présence du Chief Executive Officer de la SME Mauritius, Ravin Rampersad, du commissaire des prisons, Rashid Ali Beekun, ainsi que des formateurs et du personnel responsable du bien-être des détenus, de même que de représentants d’organisations non gouvernementales. Pour obtenir leur certification, les bénéficiaires ont dû suivre l’intégralité du programme et soumettre un business plan, démontrant ainsi leur capacité à structurer une idée d’entreprise viable.

Au-delà de la simple transmission de connaissances en gestion et création d’entreprise, cette formation s’inscrit dans une démarche plus large de réhabilitation. Elle vise à renforcer l’autonomie des participants, à stimuler leur esprit d’initiative et à valoriser des compétences qui, jusquelà, restaient souvent inexploitées derrière les murs de la prison.

Pour nombre de détenus, ce type de programme représente une occasion rare de se projeter au-delà de leur peine et d’envisager un rôle actif dans la société, une fois leur liberté retrouvée. Cette dynamique ne s’arrête d’ailleurs pas aux portes du centre pénitentiaire. À leur libération, les bénéficiaires du programme pourront compter sur l’accompagnement de plusieurs organisations partenaires, parmi lesquelles Kinouété, Not a Number et le Groupe Elan. Ces structures assureront un suivi destiné à faciliter leur réintégration sociale et économique, un maillon souvent déterminant pour éviter la récidive.

Cette collaboration entre SME Mauritius, le service pénitentiaire et plusieurs acteurs de la société civile illustre une approche de la réhabilitation qui mise sur l’éducation, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat plutôt que sur la seule dimension punitive de la détention. En offrant à des personnes incarcérées les outils nécessaires pour envisager une activité économique à leur sortie, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un système carcéral capable de préparer activement l’avenir de ceux qui, un jour, retrouveront leur place dans la société et d’en faire, potentiellement, des acteurs du développement économique du pays plutôt que des personnes marginalisées à leur sortie de prison.

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