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250 ans des États-Unis
Trump dépeint le pays comme un «chef d'œuvre de l’histoire de l’humanité»
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250 ans des États-Unis
Trump dépeint le pays comme un «chef d'œuvre de l’histoire de l’humanité»
Les autorités américaines évacuent le National Mall, lieu des célébrations de la fête nationale à Washington, samedi.
Au bout d'un 250ᵉ anniversaire perturbé par la météo à Washington, Donald Trump a tressé samedi les lauriers des États-Unis, «chef d'œuvre de l'histoire de l'humanité» selon lui, et renouvelé ses attaques contre ses opposants politiques qualifiés de «communistes».
Dans la nuit – rafraîchie par l'orage qui avait contraint à l'évacuation temporaire de l'immense esplanade de verdure du National Mall en début de soirée –, Donald Trump a livré un nouveau discours patriotique et rendu hommage à de nombreux anciens combattants, figures très respectées aux États-Unis. Mais il ne s'est pas livré au grand meeting aux allures de campagne électorale qu'il avait promis. «Ce drapeau est l'étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre», a-t-il loué, en décrivant les États-Unis comme «la terre de la liberté».
Le président républicain a toutefois profité de cette tribune pour répéter sa rhétorique du moment contre la «menace communiste» que représente selon lui l'opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l'aile gauche de ce parti et à l'approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre. «Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique», a-t-il dit. «Nous ne laisserons pas ça arriver.» La veille déjà, depuis l'emblématique Mont Rushmore, il avait affirmé que l'identité américaine subissait une «nouvelle offensive» venant de «radicaux et d'extrémistes», et évoqué une «résurgence de la menace communiste sur notre sol».
Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, près de Washington, a préféré célébrer la fête nationale en famille avec un traditionnel barbecue et rester à l'écart des cérémonies officielles. «*C'est super de vivre ce 250ᵉ anniversaire» mais «pourquoi doit-il porter l'empreinte de Trump ?», s'interroge-t-il auprès de l'AFP. «L'Amérique que je célèbre n'est pas celle de la haine et de la polarisation», confie Rajesh Mirchandani, Indien d'origine devenu Américain en février. «C'est celle dans laquelle des gens chaleureux, modestes et drôles travaillent encore ensemble pour construire quelque chose de meilleur.» Signe des divisions du pays, des hommes masqués ont défilé dans la matinée à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant «Reprenons l'Amérique».
Dans un message de «félicitations à tous les Américains», Léon XIV, le premier pape américain, critique de la politique migratoire de Donald Trump, a salué «les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l'histoire de ce pays depuis son tout début».
Source : AFP
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