Publicité

Affaire des veuves escroquées

Rs 21,2 millions sur son compte, un nouveau suspect arrêté

30 juin 2026, 20:08

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Rs 21,2 millions sur son compte, un nouveau suspect arrêté

L’enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) sur le présumé réseau d’escroquerie sentimentale orchestré par Hemraj Monohur continue de s’élargir. Un nouveau suspect, Rajan Sampat, retraité de 68 ans résidant à Bonne-Terre, Vacoas, a été arrêté le 30 juin pour soupçon de blanchiment d’argent, en infraction à la FCC Act. Il doit comparaître devant la Cour de Port-Louis Sud le 1er juillet 2026.

Cette interpellation s’inscrit dans le prolongement direct du dossier «Monohur». Hemraj Monohur, 64 ans, habitant de Solférino, Vacoas, avait été arrêté début juin sous une charge provisoire de fraude et de blanchiment d’argent, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie sentimentale. 35 victimes présumées ont été identifiées à ce jour, dont une quinzaine ont déjà témoigné devant les enquêteurs, le nombre de plaintes continuant d’augmenter depuis la médiatisation de l’affaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Sampat aurait reçu sur son compte bancaire personnel la somme de Rs 21,2 millions, versée principalement par des victimes de Monohur entre juillet 2024 et juin 2026. Les enquêteurs estiment que ces fonds constitueraient, en tout ou partie, le produit d’activités criminelles, et que le sexagénaire avait des raisons de soupçonner leur origine illicite.

Cette nouvelle arrestation porte à plusieurs le nombre de personnes interpellées dans ce dossier. Deux autres hommes, Ramesh Hemraj, 61 ans, et Hemkaran Monohur, 57 ans, frère du principal suspect, font déjà l’objet d’accusations provisoires de blanchiment d’argent et demeurent en détention. Selon les enquêteurs, les sommes en question proviendraient en grande partie de versements effectués par des veuves à la suite du décès de leur époux.

La méthode employée par Monohur reposait, selon plusieurs témoignages recueillis, sur la construction progressive d’une relation de confiance avec ses victimes, avant de solliciter des fonds. La FCC, qui continue de s’opposer à toute libération sous caution des principaux suspects, indique que l’enquête se poursuit et que de nouveaux développements ne sont pas exclus.

Publicité