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Débats budgétaires
Patrick Assirvaden : «Nous faisons une étude à Fort William pour voir si nous pouvons implanter une centrale de 150 MW à 500 MW»
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Débats budgétaires
Patrick Assirvaden : «Nous faisons une étude à Fort William pour voir si nous pouvons implanter une centrale de 150 MW à 500 MW»
Le ministre de l’Énergie et des services publics, Patrick Assirvaden, a répondu au leader de l’opposition, Joe Lesjongard, au sujet des éclaircissements relatifs au projet de gaz naturel liquéfié (GNL), déplorant son absence lors des débats. «Ce que nous faisons actuellement, et il est important de le clarifier, c’est que le CEB envisage la mise en place progressive de trois centrales à cycle combiné fonctionnant au GNL, d’une capacité de 150 à 180 MW chacune, afin d’atteindre une capacité totale de 500 MW. Nous sommes actuellement en discussions avec le Japon ainsi qu’avec le Qatar et l’Inde. La question de la masse critique n’est plus un obstacle», a souligné le ministre.
Le Budget prévoit une étude visant à financer un objectif clair : développer, par phases, un projet à Fort William, déjà identifié, ainsi qu’un plan directeur pour les futures infrastructures de production, afin de déterminer les investissements, les coûts d’exploitation et de préparer l’ensemble des démarches et mesures réglementaires nécessaires à la mise en œuvre du projet. «Nous faisons une étude à Fort William précisément pour voir si nous pouvons implanter une centrale de 150 MW à 500 MW.»
D’autre part, Patrick Assirvaden a indiqué qu’une cargaison de fioul lourd coûte Rs 500 millions supplémentaires. Une cargaison coûte ainsi Rs 1,2 milliard, alors qu’elle aurait dû coûter Rs 700 millions. Il y a 12 cargaisons par an, ce qui, selon lui, illustre la pression exercée sur le pays, et donc sur le gouvernement.
Sur la question des pensions, il estime que le système de pension non contributif est aujourd’hui arrivé à un point où sa pérennité est sérieusement remise en question. «Si le même modèle continue d’être appliqué sans adaptation ni réforme, que laisserons-nous aux générations futures ?» Au sein du CEB, ajoute-t-il, il existe deux fonds de pension : le CEB Staff Pension Fund, avec un déficit de Rs 131 millions et le CEB Manual Workers Pension Fund, avec un déficit de Rs 64 millions, déplorant la gestion de l’ancien gouvernement.
Concernant la transition énergétique, «elle constitue aujourd’hui une nécessité économique, stratégique et environnementale. L’objectif de 60 % à l’horizon 2035 est fixé, et nous voulons avancer. Et ce qui est encore plus intéressant, c’est que dans cette transition, nous allons embarquer l’ensemble de la population». Avec le Household PV Solar Scheme, qui sera mis en place dans quelques jours, une subvention de 25 % du gouvernement permettra à chaque famille de ce pays d’installer des panneaux solaires sur son toit, avec ce grant de Rs 75 000, le reste pouvant être financé par un prêt auprès de la Banque de développement ou d’une autre banque. De plus, avance Patrick Assirvaden, le CEB achètera l’électricité à un tarif plus élevé, passant de Rs 4,20 à Rs 4,83 l’unité. Au mois de septembre, un Salon des énergies renouvelables sera organisé, où tous les stakeholders seront présents sous le même toit. Une loi sera également introduite afin de structurer ce marché.
Par ailleurs, le ministre a soutenu que «sur chaque mètre cube d’eau vendue, la CWA perd Rs 10. Cet écart structurel soulève une question de soutenabilité à moyen terme, comme pour les pensions, et à long terme pour les services publics d’eau». Dans ce contexte, il estime qu’il devient nécessaire de revoir cette équation d’affaires afin d’assurer un meilleur équilibre entre le coût réel de production et la tarification appliquée. Des travaux sur la question des tarifs sont en cours. Il précise également que dans cette réflexion qui sera engagée à partir de septembre concernant les tarifs, les tarifs domestiques ne seront pas affectés.
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