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Incidents de Camp-Thorel

Les cinq suspects relâchés, mais l’enquête se poursuit

3 juin 2026, 09:30

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Les cinq suspects relâchés, mais l’enquête se poursuit

De gauche à droite : Gérard Céleste, Rajen Luchmedu, Noorani Jamalsah, Ashfaaq Jamalsah et Julien Bernard.

Après plusieurs jours de détention et une succession d’auditions policières, Noorani Jamalsah, Julien Bernard, Rajen Luchmedu, Gérard Celeste et Ashfaaq Jamalsah ont obtenu la liberté conditionnelle hier après-midi devant le tribunal de Moka.

À sa sortie du tribunal, Noorani Jamalsah s’est montré particulièrement réservé. Refusant d’entrer dans les détails du dossier en raison de l’enquête en cours, il a néanmoins affirmé être confiant quant à l’issue des investigations.

Selon lui, les faits établis au cours de l’enquête permettront de faire émerger la vérité. Il a également rappelé avoir subi lui-même des préjudices lors des incidents, évoquant notamment la destruction par le feu de certains de ses biens, dont un quad et un véhicule toutterrain. «La vérité finira par être connue et la Cour pourra en prendre connaissance», a-t-il déclaré, laissant entendre qu’il se considère davantage comme une victime des événements que comme l’un des instigateurs.

Son avocat, Mᵉ Raouf Gulbul, a rappelé que son client a toujours nié toute implication dans les actes qui lui sont reprochés. Selon l’homme de loi, Noorani Jamalsah a expliqué aux enquêteurs qu’il participait à une sortie familiale dans une zone de chasse lorsque les événements se sont produits. Il soutient n’avoir jamais eu l’intention de se rendre sur les lieux pour participer à une quelconque confrontation.

Quelques instants plus tard, Ashfaaq Jamalsah quittait aussi le tribunal. Poursuivi sous une accusation provisoire d’agression avec préméditation, il a obtenu sa remise en liberté après avoir fourni une caution de Rs 15 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000. Le tribunal lui a également imposé l’obligation de se présenter une fois par semaine au poste de police le plus proche de son domicile.

Julien Bernard et Gérard Celeste ont bénéficié des mêmes conditions. Chacun a dû verser une caution de Rs 15 000 et signer une reconnaissance de dette de Rs 50 000 avant de pouvoir quitter le tribunal.

Cette décision marque une nouvelle étape dans cette affaire ayant secoué cette localité du centre de l’île, mais les investigations ne sont pas pour autant terminées.

Mᵉ Gulbul a insisté sur la nécessité de poursuivre les investigations, notamment concernant les véhicules incendiés durant les troubles. Selon lui, les responsabilités relatives à ces actes doivent être clairement établies afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

L’affaire trouve son origine dans des tensions qui auraient opposé certains habitants de CampThorel à des utilisateurs de quads circulant dans la région. Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, la situation aurait progressivement dégénéré avant de donner lieu à des affrontements nécessitant une intervention policière d’envergure.

L’enquête se poursuit désormais afin d’établir les circonstances exactes des événements, d’identifier les auteurs des actes de violence signalés et de déterminer les responsabilités individuelles de chacune des personnes impliquées. Les autorités n’excluent pas de nouvelles auditions dans les semaines à venir alors que plusieurs zones d’ombre subsistent encore dans ce dossier sensible.

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