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Incidents de Camp-Thorel

La «femme au sabre» entendue par la CCID

2 juin 2026, 11:00

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La «femme au sabre» entendue par la CCID

■ À gauche, image Facebook de la «femme au sabre» à Camp-Thorel ; à droite, sortie des locaux du CCID, hier, de celle qui a été identifiée comme telle.

Plus de trois semaines après la vidéo virale où l’on distingue une jeune femme remettre un sabre à un homme à Camp-Thorel, le Central Criminal Investigation Department (CCID) a identifié la personne, convoquée hier.

Les enquêteurs, qui avaient ouvert une investigation dès la diffusion de la vidéo, ont depuis identifié la jeune femme vue en images. Une certaine Y., âgée de 20 ans et résidant à Pailles.

Ils cherchent à établir la nature de sa relation avec celui à qui elle a donné le sabre et pourquoi. L’arme est-elle par ailleurs enregistrée ou non auprès des autorités compétentes ? Car la détention et la transmission d’une arme blanche de ce type sont encadrées par la législation et peuvent constituer une infraction selon les circonstances.

Son avocat, Mᵉ Raouf Gulbul, argue que la vidéo est fausse

Son avocat, Mᵉ Raouf Gulbul, interrogé à sa sortie, a déclaré que c’est une fausse vidéo qui a circulé sur les réseaux : «Je peux vous assurer que ma cliente n’avait pas de sabre en main.»

Parallèlement à l’enquête principale, les autorités s’intéressent à un second volet préoccupant. Dans le sillage de la vidéo virale, des publications diffamatoires ont ciblé à tort une avocate exerçant au State Law Office, dont le nom avait été associé sans fondement à l’affaire.

La police suit les traces numériques. Les enquêteurs soupçonnent que l’objectif de ces publications dépasse la simple diffamation : il s’agirait d’attiser les tensions et de provoquer des affrontements. Une enquête distincte est en cours pour identifier les auteurs de cette campagne.

Ce qui avait commencé comme une vidéo de quelques secondes s’est mué en une affaire à double détente –judiciaire d’un côté, numérique de l’autre. Les prochaines auditions diront si la jeune femme de Rose-Hill n’était qu’un maillon faible ou fort.

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