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«Constitutional Review Commission Bill»

Ram Etwareea souhaite des garde-fous contre le populisme

30 mai 2026, 08:00

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Ram Etwareea souhaite des garde-fous contre le populisme

Le député Ram Etwareea a apporté son soutien au Constitutional Review Commission Bill, qu’il considère comme une étape clé vers la modernisation des institutions démocratiques. Intervenant à l’Assemblée nationale, il rappelle que ce projet découle d’un engagement électoral de l’Alliance du changement visant à renforcer la démocratie.

Selon lui, la future commission n’est pas la réforme elle-même, mais le mécanisme permettant d’identifier les changements nécessaires, leurs justifications et leurs modalités d’application. Il insiste sur le fait que cette démarche dépasse les intérêts du gouvernement en place et vise à inscrire durablement des principes de bonne gouvernance dans l’appareil étatique.

Ram Etwareea a souligné que le projet ouvre la voie à plusieurs réformes importantes, notamment la consécration du droit à l’information à travers un Freedom of Information Bill, la création d’une commission indépendante pour les nominations à des postes stratégiques, la lutte contre le transfugisme politique, ainsi que la possibilité de recours collectifs devant la justice.

Il consacre toutefois l’essentiel de son intervention à l’urgence d’une révision constitutionnelle. Conscient du scepticisme d’une partie de la population face à une nouvelle commission, il évoque la lassitude née de précédents rapports et consultations restés sans suite. Il estime néanmoins que la protection des libertés fondamentales impose une actualisation du cadre constitutionnel.

Revenant sur la période 2011- 2024, il dénonce ce qu’il qualifie d’atteintes répétées aux libertés publiques sous l’ancien régime, citant les arrestations de journalistes, la surveillance des réseaux sociaux et divers abus présumés. Il se félicite que la future commission puisse envisager la création d’une division spécialisée de la Cour suprême, dédiée aux violations des droits humains.

Le député met également en garde contre la montée du populisme. Il estime que la future Constitution devra protéger les institutions démocratiques contre les discours fondés sur la haine, les promesses irréalistes et la remise en cause des règles démocratiques. Enfin, il propose l’introduction d’un «frein constitutionnel à l’endettement», avec un plafond de dette publique fixé à 60 % du PIB afin de préserver les générations futures.

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