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Ebola ressurgit en Afrique : Maurice en mode vigilance
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Ebola ressurgit en Afrique : Maurice en mode vigilance
Alors qu’une nouvelle flambée d’Ebola touche certains pays africains, Maurice a réactivé ses mesures sanitaires pour prévenir toute propagation du virus dans l’île. Mais c’est quoi cette maladie au juste ? Et quelles sont les mesures mises en place ? Suis-nous pour en savoir davantage.
Les autorités mauriciennes suivent avec attention l’évolution de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement plusieurs régions d’Afrique, notamment la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda. Face à cette situation jugée préoccupante par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Maurice a décidé de réactiver son Operational Response Plan, un plan spécial destiné à empêcher l’arrivée et la propagation du virus sur le territoire. Contrôles renforcés à l’aéroport, surveillance médicale accrue et préparation des hôpitaux : plusieurs mesures ont déjà été mises en place.
C’est quoi exactement ?
L’Ebola est une maladie virale très grave, découverte pour la première fois en 1976 près de la rivière Ebola en Afrique centrale, ce qui lui a donné son nom. Le virus se transmet principalement par contact direct avec les liquides corporels d’une personne infectée : sang, sueur, vomissements ou salive. Une personne peut aussi être contaminée en touchant des objets infectés ou certains animaux sauvages.
Les symptômes apparaissent généralement entre deux et 21 jours après l’infection. Au début, l’Ebola ressemble souvent à une forte grippe et a pour symptômes :
• Une forte fièvre ;
• Une fatigue intense ;
• Des douleurs musculaires ;
• Des maux de tête ;
• Des vomissements et diarrhées.
Dans les cas les plus graves, la maladie peut provoquer des hémorragies internes et externes. Sans traitement rapide des symptômes, l’Ebola peut être mortelle.
Une flambée qui inquiète l’OMS
En RDC, les autorités sanitaires et l’OMS ont recensé plusieurs centaines de cas suspects. Entre 82 et 139 décès suspects ou confirmés ont également été signalés. Huit cas avaient été confirmés en laboratoire au début de l’alerte internationale.
L’OMS considère actuellement le risque comme «très élevé» dans ce pays. L’organisation se dit particulièrement préoccupée par l’apparition de cas dans des zones urbaines et par les déplacements fréquents entre les frontières africaines. En Ouganda, la situation reste plus limitée, mais plusieurs cas importés de la RDC ont été confirmés, notamment dans la capitale Kampala.
Pourquoi
Maurice reste vigilante Même si Maurice est loin des zones touchées, les autorités estiment qu’il est important d’agir rapidement pour minimiser les risques. Avec les voyages internationaux, un virus peut circuler rapidement d’un pays à l’autre.
Le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, a annoncé la réactivation du plan d’urgence sanitaire. Les voyageurs provenant des zones à risque sont désormais soumis à des contrôles renforcés à l’aéroport de Plaisance. Parmi les mesures mises en place :
• La prise de température à l’arrivée ;
• La surveillance médicale pendant 21 jours ;
• Les équipements de protection pour les soignants ;
• Des hôpitaux spécialisés pour accueillir des cas suspects ;
• Une capacité de dépistage au laboratoire de Candos.
Les autorités ont aussi préparé différents scénarios en cas de détection d’un patient présentant des symptômes compatibles avec l’Ebola. «Si une personne revenant de la RDC ou de l’Ouganda présente des symptômes suspects, elle sera immédiatement isolée et un contact tracing sera lancé», ont expliqué les responsables sanitaires.
Les stratégies de lutte des pays
Depuis plusieurs années, les pays africains confrontés au virus ont développé des stratégies de lutte très strictes. La première étape consiste à isoler rapidement les personnes infectées afin d’éviter la transmission du virus. Les équipes médicales recherchent ensuite les personnes ayant été en contact avec le malade : c’est ce qu’on appelle le contact tracing.
Des centres spécialisés sont aussi créés pour traiter les patients dans des conditions sécurisées. Les médecins et infirmiers portent des combinaisons de protection très épaisses afin d’éviter toute contamination. Dans certains pays, des campagnes de sensibilisation sont organisées dans les villages, les écoles et pour les médias afin qu’ils expliquent les gestes de prévention.
Les vaccins, une arme importante
Depuis quelques années, des vaccins contre certaines formes du virus Ebola ont été développés. Ils ont permis de limiter plusieurs épidémies importantes en Afrique.
Cependant, toutes les souches du virus ne disposent pas encore d’un vaccin homologué, ce qui complique parfois le travail des autorités sanitaires. Les chercheurs poursuivent donc leurs études afin de développer de nouveaux traitements et vaccins plus efficaces.
Pas de fermeture des frontières
Le ministre des Affaires étrangères, Ritish Ramful, a affirmé que Maurice suivait la situation «de très près». Pour l’instant, aucune fermeture des frontières n’est envisagée. Les autorités estiment que les protocoles sanitaires actuellement en place permettent de gérer le risque, tout en évitant de perturber les voyages et les échanges internationaux. Cette nouvelle alerte rappelle surtout l’importance dela coopération internationale face aux grandes crises sanitaires. Dans un monde où les déplacements sont rapides et fréquents, la vigilance et la prévention restent les meilleures armes contre les épidémies.
Le savais-tu?
11 000 morts
Le virus Ebola est considéré comme l’une des maladies les plus dangereuses au monde. Depuis sa découverte en 1976 en RDC, plusieurs épidémies ont touché différents pays africains.
L’épidémie la plus grave s’est produite entre 2014 et 2016 en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Plus de 28 000 personnes avaient été infectées et environ 11 000 sont décédées. Cette crise avait provoqué une grande inquiétude dans le monde car quelques cas avaient même été détectés en Europe et aux États-Unis.
À cette époque, plusieurs pays africains avaient fermé leurs frontières, limité les déplacements et mis en place des contrôles sanitaires très stricts dans les aéroports. Des milliers de médecins et d’infirmiers venus du monde entier avaient aussi été envoyés sur place pour aider les populations. Cette épidémie a poussé les scientifiques à accélérer la recherche sur les vaccins contre Ebola.
Aujourd’hui, grâce aux progrès médicaux et à une meilleure surveillance sanitaire, les pays touchés par le virus réagissent généralement plus rapidement qu’auparavant.
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