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Commerce de bois de santal

Plus de 225 tonnes exportées à Dubaï et en Inde en deux ans

28 mai 2026, 09:35

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Plus de 225 tonnes exportées à Dubaï et en Inde en deux ans

Près de quatre ans après avoir été victime d’un spectaculaire vol de bois de santal évalué à près de Rs 20 millions à Goodlands, Avinash Luchoo, plus connu sous le sobriquet de Poum, revient aujourd’hui sous les projecteurs dans une enquête de la Financial Crimes Commission (FCC) avec de nouvelles révélations sur ses activités commerciales. L’entrepreneur d’une trentaine d’années affirme avoir généré près de Rs 90 millions grâce à l’exportation de plus de 225 tonnes de bois de santal vers Dubaï et l’Inde durant les deux dernières années.

Face aux soupçons de la FCC concernant l’origine de sa fortune, Avinash Luchoo maintient qu’il exerce ses activités dans le strict respect de la loi. Toutes les opérations liées à l’exportation auraient, dit-il, été effectuées avec les autorisations nécessaires et sous le contrôle des autorités compétentes. Il affirme être détenteur d’un permis délivré en 2024 par le ministère de l’Agroindustrie pour le commerce du bois de santal.

L’entrepreneur soutient également avoir respecté toutes les procédures et conditions imposées par la Mauritius Revenue Authority ainsi que par les services des douanes pour chaque cargaison exportée vers l’étranger. Son avocat, Me Ashley Huranghee, indique pour sa part qu’aucune nouvelle convocation officielle n’a encore été fixée par la FCC, mais que son client et lui restent disponibles pour collaborer avec les enquêteurs, si nécessaire. Il insiste sur le fait que plusieurs documents bancaires et administratifs ont déjà été remis aux autorités afin de démontrer la provenance des fonds.

Cette affaire rappelle le spectaculaire cambriolage dont Avinash Luchoo avait été victime en octobre 2022. À l’époque, l’entrepreneur avait dénoncé le vol d’une importante cargaison de bois de santal sur un chantier à Goodlands. Selon sa version, une vingtaine d’individus cagoulés et armés auraient neutralisé les gardiens avant de repartir avec plusieurs chargements de bois durant toute la nuit. Le préjudice subi avait alors été estimé à environ Rs 20 millions.

L’entrepreneur expliquait avoir investi massivement dans cette cargaison et avait déploré les longs délais administratifs pour l’obtention de certaines autorisations liées à l’exportation du bois de santal. Aujourd’hui, malgré les controverses et les soupçons qui pèsent sur lui, Avinash Luchoo continue de clamer son innocence. Il affirme que ses revenus proviennent exclusivement de ses activités commerciales liées au bois de santal et soutient que les transactions effectuées depuis l’étranger sont parfaitement traçables à travers ses comptes bancaires et les documents remis aux autorités mauriciennes.

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