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Incidents de Camp-Thorel

Pas de liberté pour Lutchemedu, enquête aussi sur «la femme au sabre»

26 mai 2026, 07:00

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Pas de liberté pour Lutchemedu, enquête aussi sur «la femme au sabre»

■ Les enquêteurs et policiers disposent de pièces à conviction retrouvées sur les lieux des incidents. © Dev Ramkhelawon

La demande de remise en liberté sous caution de Krishna Rajen Lutchemedu, arrêté dans le cadre des incidents survenus à Camp-Thorel, a été rejetée, hier, par la magistrate Geetika RampoortabPurmanund au tribunal de Moka. Le suspect restera en détention policière jusqu’au 1ᵉʳ juin.

Poursuivi provisoirement pour assault with premeditation, il est représenté par Me Yousuf Azaree. Lors de l’audience, la police s’est opposée à sa libération, évoquant des risques d’ingérence dans l’enquête, de pression sur les témoins et de manipulation de preuves.

Dans son ruling, la magistrate a estimé qu’il existe, à ce stade, des éléments «forts et pertinents» reliant le suspect aux faits allégués. Elle a également retenu les arguments de l’accusation concernant les risques d’interférence avec les témoins, soulignant que l’enquête est toujours en cours et que plusieurs zones d’ombre restent à éclaircir.

Une piste parmi d’autres

Les incidents survenus à Camp-Thorel poursuivent le travail de reconstitution des faits à partir des éléments matériels et des témoignages recueillis sur le terrain.

Parmi les pièces à conviction figurent une cartouche retrouvée sur les lieux ainsi qu’une batte de baseball saisie dans un véhicule. Des téléphones portables ont également été saisis et les images de vidéosurveillance sont en cours d’analyse afin de retracer précisément le déroulement des événements.

Dans le cadre de cette enquête, les autorités s’intéressent également à «la femme au sabre». Selon les enquêteurs, son rôle exact dans les incidents reste à déterminer, et elle constitue l’une des pistes explorées pour mieux comprendre la dynamique des faits.

Les trois autres suspects impliqués dans cette affaire sont attendus en Cour le 1ᵉʳ juin pour être informés de l’avancement de l’enquête et des prochaines étapes judiciaires.

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