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Questions à...

Arianne Navarre-Marie : «Il y a des questions adressées au Premier ministre auxquelles je vais devoir répondre mardi au Parlement»

8 mai 2026, 14:00

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À peine nommée Première ministre adjointe, Arianne Navarre-Marie prend déjà ses marques. Éducation, égalité des chances, autonomisation des femmes : la nouvelle no 2 du gouvernement trace ses priorités. Dans son entretien accordé à «l’express» après ses premières fonctions en tant que «Deputy Prime Minister», hier, elle revient sur ses responsabilités et son ambition d’inspirer les jeunes filles. Pour l’heure, elle n’a pas sollicité d’autres conseillers dans ce nouveau rôle, mais s’appuie sur son «Senior Advisor», Jean-Luc Émile. Elle s’installera lundi dans son nouveau bureau afin de finaliser les réponses en vue du Parlement de mardi.

? Comment avez-vous vécu votre première journée officielle en tant que «Deputy Prime Minister» ?

J’ai commencé la journée avec des jeunes mentors du collège Bhujoharry. C’est une coïncidence, car j’étais moi-même élève de ce collège. Ces jeunes ont créé un groupe appelé Men As Allies, qui sensibilise à la masculinité positive. Nous avons participé à une activité à l’hôtel Le Labourdonnais avec des filles et des garçons. C’était ma première activité et cela m’a fait plaisir.

Ensuite, j’ai assisté à une activité du National Women Entrepreneur Council, une cérémonie de remise de prix. Nous avons vu les capacités des femmes dans leurs entreprises et dans différents secteurs, notamment le textile et l’agroalimentaire.

Enfin, j’ai participé à la 7ᵉ High Level Conversation, coorganisée par l’Union européenne et le ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille. C’est une rencontre annuelle où l’on passe en revue les progrès réalisés en matière d’égalité des genres dans différents secteurs. J’ai apprécié la présence de Rodrigues dans ces échanges et j’ai constaté les progrès réalisés. Il y a encore des défis, mais des progrès ont été faits.

? Lors de votre prestation de serment, vous avez déclaré que votre nomination va «donn posibilite a tou bann madam, Morisienn ou tififi ki res dan site ou dan vilaz ki anvi servi zot pei». Comment leur permettre de rêver et d’y parvenir ?

(Sourire) C’est à travers l’éducation. Je l’ai toujours dit : l’éducation est la clé du succès. Elle ouvre la porte des opportunités à tous les enfants. Nous avons la chance d’avoir l’éducation gratuite à Maurice. Il faut encourager les filles à aller plus loin, pas seulement au secondaire, mais aussi à l’université.

Je suis satisfaite de voir qu’il y a beaucoup de jeunes filles à l’université. Mais il faut aussi les encourager à s’intéresser aux filières scientifiques, qui sont importantes. Mo fer enn lapel a bann paran pou ankadre zot tifi, pou ankouraz zot fer plis nivo ledikasion. Se sa ki pou permet nou al de lavan.

? Vous aviez évoqué dans notre émission «Décryptage» l’importance de la simplicité et de l’humilité. Est-ce facile de garder ce cap avec vos nouvelles responsabilités ?

(Rire) Je ne me suis pas encore habituée à tous ces VIPSU, qui assurent ma sécurité. D’ailleurs, tout à l’heure, avant que nous commencions cet entretien, j’étais entourée des VIPSU. Mo pa pe dir mo pa kontan bann dimounn-la, me li inpe zenan. Mais je pense qu’au fur et à mesure, je vais m’y habituer. Ils savent pourquoi ils sont là et ce qu’ils ont à faire. Mo pankor abitie avek li, me tigit tigit nou pou abitie.

? Comment conciliez-vous le rôle de n° 2 du gouvernement avec la direction collégiale du Mouvement militant mauricien ?

C’est pareil que dans le gouvernement. Notre responsabilité collégiale au sein du parti est semblable à celle du Cabinet ministériel. Tout le monde a la possibilité de dire ce qu’il pense pour faire avancer les choses, mais une seule idée finit par ressortir car, au final, il faut prendre une décision. Tou dimounn met latet ansam. Que ce soit au niveau du parti ou même au niveau du Conseil des ministres.

? Le Premier ministre sera absent du pays pour le sommet «Africa Forward». Vous assurerez l’intérim à partir de dimanche. Quel est votre sentiment ?

Je suis contente et fière. Je ne suis pas contente que le Premier ministre parte, mais c’est une occasion de représenter le pays et j’espère être à la hauteur.

? Vous devez aussi répondre aux questions parlementaires mardi. Comment vous préparez-vous ?

Effectivement, le secrétaire du Cabinet m’en a parlé, et le Premier ministre, Navin Ramgoolam, m’en a également informée. Il y a des questions adressées au chef du gouvernement auxquelles je vais devoir répondre mardi au Parlement. Le secrétaire du Cabinet m’a expliqué le déroulement. Des draft answers me seront remis. Je vais les étudier durant le week-end.

Lundi matin, une réunion est prévue dans mon bureau de Deputy Prime Minister à la Government House pour affiner les réponses.

? Vous êtes déjà installée dans votre nouveau bureau ?

Non, pas encore. Cela se fera lundi, justement pour finaliser les réponses en vue du Parlement de mardi.

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