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Crise au Moyen-Orient
Le prix du fret maritime a pris 215% depuis le début du conflit
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Crise au Moyen-Orient
Le prix du fret maritime a pris 215% depuis le début du conflit
Les tensions au Moyen-Orient continuent de perturber le trafic maritime international.
Les tensions au Moyen-Orient continuent de perturber le trafic maritime international. La circulation dans le détroit d’Ormuz est de nouveau pendue aux pourparlers au Pakistan entre les États-Unis et l’Iran.
Les compagnies maritimes maintiennent donc une approche prudente. Les risques sécuritaires, les attaques sur certains navires et les incertitudes continuent d’affecter les routes commerciales et les coûts de fret.
Afzal Delbar, président de la Customs House Brokers Association, affirme que les problèmes liés au trafic maritime sont toujours les mêmes. Il estime qu’on ne peut pas dire qu’il y a réellement eu un cessez-le-feu. «Et les passages des navires étaient toujours limités».
Pour sa part, Kevin Carpenen, président de l’Association professionnelle des transitaires, explique que le cessez-le-feu «a été d’une durée trop courte pour qu’il puisse avoir un impact positif sur la situation. Les augmentations et les surcharges sont toujours d’actualité Pour le moment, je dirais que c’est le statu quo et que la situation négative perdure.»
En ce qui concerne la provenance du Moyen-Orient, notamment des Émirats arabes unis, aucun service direct n’est actuellement disponible depuis Jebel Ali, principal port de Dubaï, vers Maurice. Les marchandises doivent désormais transiter par d’autres ports, comme Sohar en Oman ou via l’Inde, avant d’être acheminées vers l’île. «En comparant le fret avant le 28 février et celui d’aujourd’hui, on constate une augmentation d’environ 215 %. C’est énorme.» Il ajoute que «par rapport aux départs d’Asie (Extrême-Orient), on observe une augmentation d’environ 27 % pour un conteneur de 20 pieds et entre 45 % et 55 % pour un conteneur de 40 pieds entre février et le 31 mars.»
Dans ce contexte de fortes perturbations et d’instabilité persistante des routes maritimes, Afzal Delbar estime qu’une hausse continue du prix du fret n’est pas à écarter.
En ce qui concerne les retards d’acheminement des marchandises, selon les opérateurs, ils ne sont pas uniquement liés au conflit. Plusieurs facteurs logistiques entrent en jeu, notamment les capacités de traitement des flux et les opérations de transbordement dans les ports de transit, qui rallongent les délais de livraison.
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