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Coût de la vie

Manif devant le Parlement hier: entre menace de désobéissance civile et fonds de soutien

22 avril 2026, 06:32

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Manif devant le Parlement hier: entre menace de désobéissance civile et fonds de soutien

Les manifestants devant le Parlement, hier.

Une manifestation pacifique, mais chargée de colère s’est tenue hier matin devant le Parlement.

Une dizaine de personnes, pancartes en main, se sont rassemblées pour dénoncer la hausse du coût de la vie, devenue, selon eux, insoutenable pour une large frange de la population. Parmi les manifestants, les activistes Raouf Khodabaccus et Salim Muthy. Les slogans et prises de parole ont mis en lumière un malaise grandissant.

Raouf Khodabaccus n’a pas mâché ses mots, accusant les autorités d’avoir aggravé la situation économique. «Pa ti avoy zot pou fer sa me pou fer nou viv bien. Zot pa kapav asiz dan Parlman gagn bel lamone, zot dir nou ranpli lakes vid la», a-t- il lancé, dénonçant l’écart entre les promesses électorales et la réalité actuelle. Il a également pointé du doigt les hausses successives des prix du carburant, du gaz et de l’électricité, affirmant que «la population très en colère» refuse de continuer à supporter ces augmentations.

WhatsApp Image 2026-04-22 at 10.14.23 (1).jpg Dev a touché le cœur de plus d’un avec sa pancarte pour dénoncer le coût de la vie.

L’activiste a aussi critiqué les dépenses publiques – salaires des conseillers et du Premier ministre, Navin Ramgoolam. Selon lui, les recettes générées par l’État – estimées entre Rs 600 millions et Rs 700 millions – devraient permettre d’amortir les hausses de prix. «Mo’nn vinn portvwa lepep parski mo pa per Navin Ramgoolam», a-t- il affirmé, évoquant les difficultés des commerçants et rappelant que sans le salaire minimum, «les gens auraient pu mourir de faim».

De son côté, Salim Muthy a dressé un tableau sombre de la situation politique. «Ena bokou ipokrit dan sa Parlman-la. Zot koz ant zot,lager ant zot ek pena stabilite politik dan sa Parlman-la.» Plus virulent encore, il a lancé un avertissement clair au gouvernement : «Zot bann manter ek inkapab. Zot fakilte mantal inn fini.» Il a surtout fixé un ultimatum. Si aucune amélioration n’est constatée d’ici décembre, il promet la désobéissance civile.

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