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Le bras de fer d'Islamabad
Les coulisses d'un sommet sous haute tension pour redéfinir l'équilibre du Moyen-Orient
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Le bras de fer d'Islamabad
Les coulisses d'un sommet sous haute tension pour redéfinir l'équilibre du Moyen-Orient
Photo: AFP.
Entre espoirs de désescalade et lignes rouges infranchissables, le Pakistan devient ce samedi le centre de la diplomatie mondiale pour résoudre le conflit irano-américain.
La capitale pakistanaise s’est transformée en véritable camp retranché. Ce samedi 11 avril 2026, la «zone rouge» d'Islamabad est totalement bouclée, les écoles sont fermées et les patrouilles militaires se multiplient. C’est dans ce climat de haute tension que débutent les négociations cruciales entre les délégations des États-Unis et de l’Iran, visant à mettre fin à une guerre qui déstabilise le Moyen-Orient.
La Maison Blanche a dépêché une équipe de poids menée par le vice-président JD Vance, accompagné de l'émissaire Steve Witkoff et de Jared Kushner. Si Donald Trump se dit officiellement «optimiste», l'incertitude plane encore sur la composition exacte de la délégation iranienne, après des messages contradictoires de Téhéran concernant la venue du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi.
Le succès de ces pourparlers repose sur trois piliers majeurs où les positions semblent, pour l'heure, diamétralement opposées. D'abord, la question du détroit d’Ormuz : Téhéran propose un plan de paix incluant un contrôle de ce point de passage stratégique via un «péage» d’un dollar par baril payable en cryptomonnaies. Si Washington a d'abord semblé ouvert à l'idée, Donald Trump a récemment durci le ton, exigeant une reprise immédiate et libre du trafic maritime.
Ensuite, le verrou nucléaire reste le point de friction le plus critique. L'Iran considère l'enrichissement d'uranium comme un droit souverain et une ligne rouge absolue. À l’inverse, le président américain a réaffirmé qu'il n'y aurait «aucun enrichissement» autorisé, présentant cet objectif comme le cœur même de sa stratégie de défense.
Enfin, le volet militaire cristallise les tensions. Téhéran exige le retrait des forces de combat américaines de la région et un pacte de non-agression global. De son côté, Washington veut imposer un encadrement strict du programme balistique iranien et l'arrêt total des transferts d'armes vers ses alliés régionaux.
Pour tenter de délier ces nœuds diplomatiques, le Pakistan ne se contente pas d'héberger les discussions. Une équipe d'experts pakistanais a été constituée pour accompagner les deux parties sur les aspects techniques liés au droit maritime et au nucléaire. Alors que les salons feutrés de l'hôtel Serena s'apprêtent à accueillir les négociateurs, la question reste entière : Islamabad sera-t-elle le théâtre d'un accord historique ou celui d'une rupture définitive ?
Source: Le HuffPost
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