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Trêve au Moyen-Orient
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Trêve au Moyen-Orient
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Un quartier d’Abbasiyeh, dans le sud Liban, après des frappes israéliennes.
Malgré la trêve de deux semaines conclue dans la nuit de mardi à mercredi entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a décrété ce mercredi 8 avril que «le cessez-le-feu ne s’applique pas au Liban». Alors que les États-Unis disent avoir remporté une «victoire totale et complète» en concluant cet accord et l’Iran estime que «l’ennemi a subi une défaite indéniable, historique et écrasante», le reste du monde, sur ses gardes, mais soulagé, réagit.
Liban
Dans le plan de paix, il est question d’arrêt des combats sur tous les fronts, dont celui du sud du Liban. Mais l’État hébreu a précisé que la trêve n’incluait pas le pays, et les autorités libanaises ont annoncé à l’AFP ne pas avoir «été informées» de l’inclusion du Liban dans la trêve. Le chef d’État libanais Joseph Aoun se réjouissait pourtant mercredi de la trêve irano-américaine. «Le président a insisté sur les efforts continus de l’État libanais pour que le Liban soit inclus dans la paix régionale, de façon stable et durable». Mais, au moment même de l’annonce du cessez-le-feu mardi soir, à Saida, l’armée israélienne a bombardé un café du front de mer. Le bilan fait pour l’heure état de 8 morts et 25 blessés. Et tôt mercredi matin, les responsables militaires de l’État hébreu ont appelé une nouvelle fois la population à évacuer plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth. En fin de matinée, le Hezbollah a fini par publier un communiqué appelant les déplacés du Sud-Liban à faire preuve d’encore un peu de «patience, de résilience et de retenue».
ONU
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué mardi la trêve et appelé toutes les parties «à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à se conformer aux termes du cessez-le-feu afin d’ouvrir la voie à une paix durable et globale dans la région».
Union européenne
La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas a salué l’accord qui «crée un espace pour la diplomatie» afin d’aboutir à «un accord durable», assurant que l’UE était prête à soutenir les efforts de médiation.
France
Emmanuel Macron a salué le cessez-le-feu en demandant que cette trêve inclue «pleinement» le Liban.
Allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz estime de son côté que l'objectif devait désormais être «de négocier dans les prochains jours une fin durable de la guerre. Cela ne pourra être obtenu que par la voie diplomatique». Dans un communiqué du gouvernement M. Merz, qui a précisé que l'Allemagne contribuerait «à garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.»
Espagne
«Inacceptable.» C’est ainsi que le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qualifie le fait qu’Israël poursuive les combats au Liban malgré la trêve conclue entre les États-Unis et l’Iran – une «bonne nouvelle» a posté le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, sur X.
Émirats arabes unis
Du côté de Doha, on saluait mercredi un «premier pas vers la désescalade». Le ministère qatari des Affaires étrangères souligne «l’importance du respect total de l’annonce de cessez-le-feu […] et la nécessité pour la République islamique d’Iran de cesser immédiatement toutes les actions hostiles et pratiques qui sapent la stabilité régionale».
Peu après ces déclarations, les Émirats arabes unis signalaient de nouvelles offensives attribuées à la République islamique. «Les défenses aériennes font actuellement face à des attaques de missiles et de drones provenant d’Iran», a dit le ministère de la Défense émirati dans un communiqué publié sur X.
Koweït
Depuis 9 heures du matin (heure d’ici), les défenses aériennes koweïtiennes disent faire face «à une vague intense d’attaques hostiles et criminelles menées par l’Iran», écrit l’armée koweïtienne sur X, en précisant avoir détecté 28 drones. Des attaques qui «ont causé d’importants dégâts matériels à des infrastructures pétrolières, des centrales électriques et des usines de dessalement.»
Japon
«Le plus important est que des mesures concrètes soient prises pour désamorcer la situation, notamment pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz», a déclaré Minoru Kihara, porte-parole du gouvernement japonais. Le Japon est le cinquième importateur de pétrole de la planète. Quelque 93 % de son pétrole importé transite par le détroit d’Ormuz.
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