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Kronik KC Ranzé
Sans solution… révolution ?
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Kronik KC Ranzé
Sans solution… révolution ?
Cela fera UN AN ENTIER que la BBC MW 1575 a disparu de nos ondes. Un an ! DOUZE MOIS ! Plus de 360 jours! Et toujours pas de «prompt rétablissement», ni «dans les plus brefs délais», ni autrement ! Plutôt stupéfiant !
Multi Carrier, l’organisation qui relaie les services radio, dont celui de BBC World jusqu’à mars 2026, célébrait cet anniversaire avec des ratés, puis des coupures et parfois même le mutisme de Radio France International (RFI), cette fois sur FM 93.20…
Nous aurons quand même la prétention de pouvoir maîtriser les énergies renouvelables et AI correctement et d’y ancrer nos avenirs avec, vous croyez ? Ce serait une véritable révolution !
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Ce n’était vraiment pas le moment de foirer après les chocs causés par la guerre en Iran, ceux induits par les retards accumulés sur l’accord des Chagos et la distraction inévitable causée par la démission du DPM.
Et pourtant ! Ce sont bien ces derniers jours que le ministre Ajay Guness, ainsi qu’au moins 13 autres personnes (selon une des photos publiées) se sont retrouvées à Wooton pour soutenir et louer une initiative pour… l’environnement. Cette initiative, en déplaçant au moins 13 personnes, dont un ministre de la République, méritant même une couverture de presse, devait être d’importance… ?
De quoi s’agissait-il, en fait ? On avait enlevé, nous disent les rapports de presse, 210 arbres pour les remplacer… par 835 plantes décoratives et arbres fruitiers qui, apparemment pourraient «redonner du souffle à l’environnement»…
C’est à vous couper le souffle !
Personne ne connaît le bilan carbone d’une telle opération (est-ce seulement positif ?), mais cela étonnerait beaucoup que l’environnement y trouve son compte… Le symbolisme est bienvenu : il a fallu couper des arbres, on les remplace, c’est le bon geste. Mais cela devrait faire partie de la routine. Ce n’est sûrement pas un triomphe. Ni une brillante action qui devrait déplacer presqu’une quinzaine de personnes, dont un ministre ! N’ont-ils pas mieux à faire ? Pour célébrer, il faudrait faire beaucoup plus, puisqu’il est estimé que la planète perd 15 milliards d’arbres chaque année…
La deuxième foirade, ce fut l’alerte aux fortes pluies de lundi matin. Une alerte fizet qui a, une fois de plus, perturbé les programmes scolaires et déstabilisé la routine des familles qui se retrouvaient ainsi avec des enfants sur les bras, alors que leur travail attendait...
Certains ont applaudi cette alerte en arguant que c’est mieux de prévenir que de guérir. C’est un point évidemment. Mais «prévenir» veut-il dire agir au point de fermer les écoles, ou dans d’autres circonstances, les bureaux et les usines, même si les faits plaident autrement ?
On est déjà plus circonspect pour les cyclones mais l’on devrait peut-être aussi s’inspirer du taux de «fausses alertes» des récentes années (qui va nous fournir ces chiffres (*), sans lesquels AUCUNE décision raisonnée ne peut se prendre ?) pour être un peu moins réactif sur la gâchette de l’avertissement de classe 3 ?
Pour la pluie, ça devrait être similaire : un avis de classe 1 pour la possibilité de fortes pluies (comme lundi matin), un avertissement de classe 2, quand ce danger se précise et ne fermer les écoles qu’à partir d’un avertissement de classe 3 où les nuages noirs estimés dangereux sont visibles et commencent à cracher. Les vans scolaires peuvent rallier les écoles à ce moment-là et les parents, mis «en veille» dès l’alerte numéro 1, se mettre en branle pour réceptionner leurs enfants. Ce système, dûment fignolé, permettrait même d’identifier les zones particulières qui sont à risque, ce qui permettrait aux écoles non affectées de poursuivre leurs devoirs…
Le pays est encore traumatisé par la disparition d’une élève, Laura Paul, à MonGoût le 26 mars 2008. C’est évidemment un drame que l’on ne souhaite à personne. Mais le fait est que Laura, accompagné de son frère, Emmanuel, sont descendus du bus et ont insisté pour traverser la rivière en crue au lieu d’attendre. Emmanuel a réussi la traversée. Laura pas. Dans une vidéo poignante du Défi, dix ans après les faits, un témoin, Rosemay Mootien, raconte que Laura et son frère «zot in fer lasenn» en traversant. Ils jouaient ? Elle a glissé ? Nous ne saurons jamais avec exactitude.
Le système actuel qui a suivi est tellement prudent qu’il est déraisonnable… Il faut mieux faire ! Une fois encore, regardez le bilan, confrontez les chiffres de fausses alertes et devenons un peu plus rationnel, voire cartésien. Ou sommes-nous véritablement une nation de poules mouillées, ne souhaitant et ne pouvant confronter aucun changement de comportement, ni aucun risque ?
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Trump dit avoir les ressources militaires les plus puissantes au monde. Il a sans doute raison ! Lui et son partenaire israélien sont plus «forts» que l’Iran. C’est sûr ! Techniquement, Trump aurait normalement raison de dire avoir déjà gagné sa guerre d’Iran…
Seulement voilà… Toute force a ses faiblesses et la faiblesse comporte souvent des forces insoupçonnées. Ce sont, après tout, les Viêt-Cong qui ont gagné la guerre du Vietnam, agent orange ou pas. La résistance finlandaise à l’ogre qu’était l’Armée rouge en 1939-40, avec, au final, cinq fois plus de mortalités russes que finlandaises, a finalement sécurisé l’indépendance de la Finlande (**). Les Ukrainiens défient encore, quatre ans plus tard, les Russes contre toute attente et contre toute logique… Les talibans barbus ont efficacement contrecarré tant les Russes que les Américains. Les cités grecques dispersées ne déjouaient-elles pas les Perses de Xerxès ?
La faiblesse des Américains était de croire qu’une guerre de bombardement aérien écrasante allait mener à la capitulation rapide du régime iranien. Même décapité, il n’en fut rien. La force des Iraniens, c’est d’avoir su susciter de nombreux nouveaux ennemis pour ses adversaires ! En effet, Trump, après cinq semaines de guerre, doit maintenant compter avec les vives réactions des états du Golfe, attaqués par l’Iran : leurs économies pétrolières souffrent et, pire, leurs ambitions de transformer leurs économies pour la période post-hydrocarbure, sont sérieusement compromises. La «protection» américaine a été moins que réussie… Ce qui ne leur rend pas l’Iran sympathique, pour autant ! Pas du tout !
Mais Trump doit aussi composer avec les «nouveaux ennemis» que sont les places boursières qui flanchent et qui plombent ses bailleurs de fonds (-10 % en moyenne depuis février) ; le prix des hydrocarbures qui plombent le moral de ses électeurs (+58 % sur le Brent et $ 4,11 le gallon à la pompe US) ; et les marchés financiers qui augmentent le coût de la dette (+ 9,3 %). Il aura aussi à payer un prix avec les «alliés», dont il complique sérieusement les économies (Japon , Union européenne, Canada, Corée, Inde…)
Ainsi le «grand écart» de Trump qui poursuivait, avant mercredi, des négociations de paix, tout en menaçant de détruire les infrastructures énergétiques de l’Iran passé le 5 avril, c.-à-d., aujourd’hui, si Ormuz, une des 15 conditions listées, n’était pas libéré. L’Iran, de son côté, ne veut rien céder, impose aussi ses conditions (aussi indigestes que celles des Américains) et menace en retour les infrastructures pétrolières des protégés de Trump au Moyen-Orient et même leurs usines de dessalement…
Si c’est cela la physionomie de la «victoire», on n’en a pas fini d’en voir…
Passé mercredi, cependant, Trump semblait annoncer la fin de la guerre dans les 2/3 semaines, qu’il y ait accord ou pas, invitant les Britanniques à aller chercher leur pétrole eux même à Ormuz ! Ce serait là une débandade majeure pour Trump qui n’approuve que les victoires : il n’y a ni changement de régime, malgré les décapitations… , ni garantie que l’Iran terminerait son soutien à ses proxys, ni encore qu’il renoncerait à l’arme nucléaire et aux missiles. Il n’y a pas la «capitulation totale» souhaitée le 28 février. Il promet, par contre, un retour à «l’âge de pierre», ce qui pourrait demander plus de trois semaines ? ! Cette «défaite» de Trump mènerait cependant à quelques «victoires» non négligeables: le prix du pétrole baissera, les marchés boursiers seront ravivés et les dépenses militaires seront stoppées.
Reste à savoir si ce dernier zigzag est, pour une fois, sincère, ou s’il bluffe. Les envois de soldats continuent et ont dépassé 50 000 à ce stade. Pour rien ?
La révolution passe-t-elle par une attaque terrestre à Kharg ?
(*) Il faudrait deux tableaux. Le premier résumerait les alertes de classe III avec les vents maximums enregistrés et la valeur des dégâts. Le deuxième alignerait les avis de fortes pluies ayant mené à la fermeture des classes, avec les millimètres de pluie enregistrés et les dégâts. Cinq ans pour débuter ?
(**) Une des ironies de cette guerre fut l’invention du «cocktail molotov» qui permettait aux Finlandais de détruire les chars russes…
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