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Au tribunal de Moka
«Breach of ICTA» : Ashwan Lalljee libéré sous caution
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Au tribunal de Moka
«Breach of ICTA» : Ashwan Lalljee libéré sous caution
Arrêté samedi, dans le cadre d’une enquête pour Breach of Information and Communication Technologies Act (ICTA), Ashwan Lalljee, également connu sous le nom de Pritvee, a été présenté, hier matin, devant le tribunal de Moka. À l’issue de sa comparution, il a été libéré. La cour a ordonné sa remise en liberté après qu’il a versé une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 30 000. La police n’a pas objecté à sa remise en liberté. Toutefois, le tribunal lui a imposé plusieurs conditions, dont celle de ne pas interférer avec les témoins dans le cadre de l’enquête.
Ashwan Lalljee fait l’objet de trois plaintes déposées par son ex-compagne, qui ont mené à l’ouverture d’une enquête sous l’ICTA. Selon les informations disponibles, une première plainte a été faite le 8 février. La plaignante affirme qu’une amie lui aurait transmis une vidéo circulant sur internet dans laquelle Ashwan Lalljee tient des propos mettant en cause son défunt mari. Dans cet enregistrement, il aurait déclaré que l’époux disparu de son ex-compagne serait impliqué dans le meurtre de Soopramanien Kistnen, ancien agent politique retrouvé mort en octobre 2020, ainsi que dans celui de Manan Fakoo, abattu par balles en janvier 2021.
Une deuxième plainte a ensuite été enregistrée le 24 février. La femme soutient qu’Ashwan Lalljee l’aurait appelée par téléphone et aurait proféré des menaces à son encontre ainsi qu’à l’égard de sa fille. C’est dans ce contexte que la police a procédé à l’arrestation d’Ashwan Lalljee samedi, avant de le présenter dimanche devant la Bail and Remand Court, où il n’a pas obtenu la liberté provisoire. Il a finalement été présenté, hier, devant le tribunal de Moka.
Cette affaire intervient dans un contexte particulier. La semaine dernière, Ashwan Lalljee a juré un affidavit dans lequel il affirme détenir des informations concernant les circonstances entourant la mort de Soopramanien Kistnen. Dans cette déclaration sous serment, il évoque notamment des informations qui lui auraient été confiées par la femme susmentionnée avec laquelle il dit avoir entretenu une liaison.
Selon ce document, il affirme que cette femme lui aurait parlé de plusieurs personnes, qui seraient impliquées dans la mort de Soopramanien Kistnen, citant notamment des individus identifiés par les initiales R. H., F. K. et A. B. Il évoque également l’existence d’une voiture rouge, qui aurait servi à transporter la victime jusqu’à Telfair.
Toujours dans son affidavit, Ashwan Lalljee affirme aussi que deux injections de péthidine auraient été administrées à Soopramanien Kistnen, ces substances ayant été, selon lui, fournies par un infirmier de l’hôpital Victoria. Le document fait également état de photographies et d’éléments annexés, notamment une image du véhicule mentionné. À sa sortie du tribunal hier, Ashwan Lalljee a rejeté les accusations formulées contre lui. Face à la presse, il a affirmé être victime d’accusations fabriquées. «Inn fer fos case kont mwa, fos akizasion pou anpes laverite sorti», a-t-il déclaré.
Alors que l’enquête policière se poursuit sous l’ICTA, les déclarations contenues dans l’affidavit continuent d’alimenter les discussions autour de l’affaire Kistnen. Dans ce cadre, Ashwan Lalljee se rendra dans les locaux de la Major Crime Investigation Team aujourd’hui.
Par ailleurs, une nouvelle plainte a été déposée le 8 mars par l’ex-compagne pour atteinte présumée à sa vie privée sur les réseaux sociaux. Elle affirme que des informations concernant son domicile, la plaque de sa voiture, son jardin et son défunt mari, ainsi que des copies de sa carte d’identité et celle de sa belle-sœur auraient été partagées en ligne, et soupçonne son ancien partenaire, Pritvee Lalljee, d’en être à l’origine. La police enquête pour déterminer l’origine de cette diffusion et prévenir tout préjudice supplémentaire.
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