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Traite humaine présumée
La déposition faite à La Réunion renforce l’enquête à Maurice
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Traite humaine présumée
La déposition faite à La Réunion renforce l’enquête à Maurice
Photo d'illustration.
Nouveau rebondissement dans l’affaire présumée de traite humaine impliquant deux jeunes Mauriciennes envoyées à La Réunion. Alors que l’enquête se poursuit à Maurice, la déposition officielle faite par l’une des victimes, Nousha*, auprès des autorités réunionnaises vient désormais renforcer le dossier.
Selon le procès-verbal établi le 13 février par le Service de la police aux frontières de l’aéroport Roland Garros, à Sainte-Marie, La Réunion, la jeune femme a déclaré avoir été victime de séquestration et de tentative de proxénétisme entre le 8 et le 11 février à Saint-Pierre.
Dans sa déclaration aux autorités françaises, la Mauricienne affirme être arrivée à La Réunion le 8 février pour travailler comme photographe. Toutefois, au cours de son séjour, elle soutient avoir été retenue contre son gré et avoir subi une tentative d’exploitation.
Cette déposition, faite devant un officier de police judiciaire à Sainte-Marie, constitue un élément central de l’enquête en cours. Les faits rapportés évoquent une situation grave, laissant supposer qu’elle aurait été placée dans des conditions contraires à sa volonté.
À Maurice, la mère des deux jeunes femmes a également fourni de nouveaux détails aux enquêteurs. Elle affirme que sa fille lui aurait fait croire qu’elle avait gagné Rs 32 000 pour le travail effectué à La Réunion. Le 13 janvier, Vanita Gungoo, arrêtée dans le cadre de cette enquête pour trafic humain allégué, lui aurait remis Rs 32 000 par MoneyGram, somme que son époux serait venu lui remettre, suivie ultérieurement d’un montant additionnel de Rs 8 000. Ces incohérences financières soulèvent des interrogations quant aux véritables conditions du séjour.
La police mauricienne a demandé que la déposition de la victime soit reprise de manière détaillée, avec les dates précises de chaque événement, afin de reconstituer fidèlement le déroulement de son séjour : les lieux où elle a résidé, les endroits qu’elle a fréquentés, les personnes qui l’accompagnaient et les circonstances exactes dans lesquelles elle aurait été exploitée. Il est notamment question de ses déplacements en compagnie de Vanita Gungoo, dont le rôle présumé fait actuellement l’objet d’investigations approfondies.
Par ailleurs, Nousha a remis aux enquêteurs de la station de police de Petite-Rivière une copie de la plainte déposée à l’aéroport de La Réunion, document confirmant les premières accusations formulées sur le territoire français. Avec la déposition officielle désormais versée au dossier mauricien, l’enquête prend une nouvelle dimension. Les autorités cherchent à établir clairement les responsabilités et à déterminer si les éléments réunis constituent des preuves suffisantes pour des poursuites formelles.
L’affaire est suivie de près, alors que les enquêtes se poursuivent des deux côtés de l’océan Indien.
* nom fictif
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