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Confidentiels

L'express leaks du dimanche 22 février au vendredi 27 février 2026

28 février 2026, 10:00

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L'express leaks du dimanche 22 février au vendredi 27 février 2026

Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.

Pensions à vie des élus…

Notre éditorial intitulé «Les élus sri-lankais ont coupé leur pension… Les députés mauriciens hésitent encore» a provoqué pas mal de réactions, dont plusieurs de la part des élus eux-mêmes. En off, ils disent qu’ils ne sont pas «personnellement» contre l’idée de revoir le principe de la pension à vie après seulement deux mandats mais ils pensent que cela va décourager plusieurs personnes «qui ont quitté leur carrière pour servir le peuple». D’autres ont avancé l’argument que leur pension est contributive (ce qui n’explique toujours pas comment ils héritent d’une pension à vie) : «J’aimerais simplement préciser que notre régime de pension des MPs est de nature contributive et ne saurait être assimilé au système en vigueur au Sri Lanka...»

Police exams : soupçons dans les rangs

Un vent de malaise souffle sur les Casernes centrales. À l’approche des examens internes, censés baliser les promotions au sein de la force policière, les policiers passent leurs journées — et une bonne partie de leurs nuits — le nez dans les manuels. Officiellement, tout se déroule normalement. Officieusement, la frustration serait à son comble. Selon plusieurs sources proches du dossier, le moral des troupes n’a jamais été aussi bas. Beaucoup estiment que pointer systématiquement du doigt le commissaire de police pour les dysfonctionnements serait réducteur. Le problème, murmurent certains gradés, serait plus structurel. Au cœur des interrogations : l’opacité entourant l’organisation même des examens. Aucun syllabus détaillé n’aurait été formellement communiqué. Les candidats ignoreraient l’identité des concepteurs des épreuves, leurs qualifications exactes et les critères ayant présidé à leur sélection. Même flou concernant les correcteurs. Qui corrigera ? Selon quelles normes ? Autre point sensible : la publication des résultats. Y aura-t-il un relevé détaillé des notes ? Un droit de révision gratuit en cas de contestation ? Si oui, qui siégera sur le comité d’examen des recours ? Autant de questions qui circulent dans les couloirs, sans réponses claires à ce stade. La question des promotions cristallise également les tensions. Les résultats entraîneront-ils automatiquement des avancements ou resterontils soumis à des décisions discrétionnaires au sommet de l’exécutif ? Certains évoquent même, avec scepticisme, une éventuelle publication dans la Government Gazette. Des avocats, dont le Senior Counsel Rama Valayden, ont promis aux policiers leur soutien juridique.

Exigence de la Financial Action Task Force

Le passage en cours de la SICOM du ministère des Services financiers à celui des Finances a livré, cette semaine, son lot de spéculations. Comme on le fait ressortir au Prime Minister’s Office, il ne s’agit ni d’un problème interne au gouvernement (rivalités entre ministères ou ministres), ni d’une mesure visant à surveiller de plus près la gestion de cette compagnie d’assurance parapublique mais simplement de la mise en application d’une exigence de la Financial Action Task Force (FATF) relative à la gouvernance institutionnelle, explique-t-on au ministère des Finances. Selon nos informations, d’un point de vue prudentiel et en matière de bonnes pratiques de supervision, il n’était pas approprié que le régulateur - en l’occurrence la Financial Services Commission - et un opérateur de marché - la SICOM - relèvent de la même tutelle ministérielle, à savoir le ministère des Services financiers et de la Planification économique. Une telle configuration aurait pu soulever des préoccupations en matière d’indépendance réglementaire, de gestion des conflits d’intérêts et de perception de l’autonomie du superviseur. Dans un contexte où la juridiction demeure sous surveillance renforcée des instances internationales, notamment de la FATF et de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group, ce type d’architecture institutionnelle aurait difficilement résisté à un examen approfondi. Les exigences actuelles en matière de conformité, de transparence et de séparation fonctionnelle imposent une ligne claire entre régulation et activité opérationnelle. En résumé, il s’agissait d’un ajustement de gouvernance visant à préserver la crédibilité du cadre réglementaire et à limiter tout risque de réputation, d’autant que la gestion de la SICOM est généralement bien perçue par le public et le personnel.

Qui va serrer la ceinture politicienne…

Des communications du public envoyées au PMO plaident dans une large mesure pour une révision à la baisse des avantages et autres privilèges des élus par rapport au contexte économique difficile. Un Steering Committee nommé par le gouvernement sera appelé à se pencher sur la question des revenus des élus, explique-t-on au PMO. Si un sous-comité va veiller aux divers aspects techniques, en revanche, la décision de serrer la ceinture des élus (anciens comme actuels) revient au pouvoir politique, relèvent plusieurs experts qui ont évoqué avec nous la question sensible des pensions à vie des élus...

Protégez les enfants !

Dans les couloirs des hôpitaux, publics comme privés, des pédiatres parlent d’une faute grave. La publication des noms d’enfants malades – d’abord par un avocat, puis par un ministère – a laissé le corps médical sidéré. Plus encore, le communiqué évoquant des «interférences» parentales et des refus de consentement aurait franchi une ligne rouge, exposant des éléments couverts par le secret médical. Certains spécialistes s’étonnent qu’un texte aussi sensible ait été rédigé sans validation clinique. On murmure qu’un conseiller non-médecin en serait l’auteur, sans consultation technique préalable. D’autres évoquent des pressions exercées sur des praticiens pour obtenir des informations confidentielles, avec, en filigrane, des menaces de mutation. Au-delà du malaise éthique, des juristes parlent déjà de risques de recours pour atteinte à la vie privée ou excès de pouvoir. En interne, une question circule : y aura-t-il une enquête ou l’affaire sera-t-elle étouffée ? Le conseil des avocats compte aussi enquêter...

La clinique qui dérive

En coulisses, on murmure que la Clinique Mauricienne, jadis vitrine d’une médecine caritative voulue par sir Edgard Laurent, serait en train de basculer silencieusement vers tout autre chose. On parle d’un «board» resté quasi intact malgré l’alternance politique, de rapports annuels qui n’auraient jamais atterri sur le bureau du ministre et d’honoraires juridiques jugés disproportionnés pour une institution censée servir l’intérêt public. Des langues se délient : un directeur général aux connexions assumées avec le privé, une rémunération qui ferait grincer des dents, des départs discrets d’employés expérimentés. Plus troublant encore, un appel d’offres restreint et la signature précipitée, en janvier 2026, d’un contrat confiant la gestion à un opérateur lucratif – alors même que le ministère commençait à s’interroger. Certains évoquent des proximités embarrassantes, d’autres parlent déjà de «damage control». Les anciens employés, eux, redoutent une privatisation déguisée d’une clinique installée sur des terres de l’État. Et une question revient, obstinée : comment un modèle né de la solidarité nationale a-t-il pu dériver aussi loin de son esprit fondateur ?

La partition chagossienne de Hague

En coulisses, l’article de William Hague dans «The Times» a surpris jusque dans certains cercles conservateurs britanniques. L’ancien chef du Foreign Office, d’ordinaire mesuré, juge l’accord sur les Chagos «une erreur» et estime qu’il aurait eu «honte» de le défendre. À Londres, on murmure que cette sortie vise autant le gouvernement que Washington. Hague souligne le coût potentiel pour le contribuable britannique et pointe l’incertitude stratégique autour de Diego Garcia. Certains diplomates y voient un rappel appuyé aux travaillistes, accusés d’avoir sous-estimé la dimension géopolitique du dossier. D’autres y lisent un signal à l’aile droite du Parti conservateur, encore divisée sur l’héritage impérial et la relation transatlantique. En privé, plusieurs observateurs notent que le débat dépasse la souveraineté : il touche à la crédibilité internationale du Royaume-Uni et à sa capacité à arbitrer entre morale, droit international et intérêts militaires.

Pas de déclaration sans live

À Curepipe, des journalistes ont eu une grande surprise lorsqu’ils ont sollicité une déclaration d’un avocat à l’issue d’une affaire qui a fait grand bruit cette semaine dans les médias. Après le passage du suspect en cour, les journalistes ont souhaité obtenir des explications de l’avocat de la défense. Celui-ci a toutefois laissé entendre que «s’il n’y a pas de live, il n’y aura pas de déclaration», estimant que la presse a tendance à monter les vidéos et que les messages peuvent être mal retransmis. Résultat : certains confrères ont dû effectuer un direct sur les réseaux sociaux afin d’obtenir une déclaration.

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