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Trafic humain allégué
Vanita Gungoo rejette les accusations portées contre elle
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Trafic humain allégué
Vanita Gungoo rejette les accusations portées contre elle
■ Vanita Gungoo, hier matin à la cour de Bambous.
Arrêtée dans le cadre d’une enquête pour trafic humain allégué, Vanita Gungoo a comparu en cour de Bambous, mercredi 25 février. L’affaire a été brièvement appelée, car l’enquête n’est pas complète et la suspecte doit se présenter à nouveau en cour ce matin pour les débats entourant sa demande de remise en liberté.
Placée en détention après avoir été mise en cause par deux sœurs habitant Petite-Rivière, qui allèguent avoir été victimes de trafic humain de sa part. Vanita Gungoo nie catégoriquement les accusations portées contre elle.
La suspecte déclare qu’en janvier dernier, elle s’était rendue à La Réunion avec une des deux sœurs, à savoir Richia*, âgée de 21ans, car elle voulait l’emmener se promener. Cependant, elle dit ne pas connaître Nousha*, la sœur aînée. Vanita Gungoo a affirmé que le séjour s’était déroulé normalement. Elle soutient que la plaignante connaissait ses liens avec un dénommé Shaan, qu’elle aurait présenté comme un simple ami et non comme une personne impliquée dans un quelconque réseau. Elle affirme qu’elle aurait eu un différend avec Richia. Toujours selon ses dires, la jeune fille lui aurait réclamé la somme de Rs 500 000, menaçant de la dénoncer à la police si elle ne payait pas. Vanita Gungoo s’est dit victime d’un chantage et d’une machination, rejetant toute implication dans des activités de trafic humain.
Elle dément aussi les accusations selon lesquelles elle aurait confisqué le passeport de la plaignante. Vanita Gungoo avance que des transferts d’argent ont été effectués par la jeune femme ellemême. «Comment aurait-elle pu effectuer ces transferts si elle n’avait pas son passeport en sa possession?», a-t-elle déclaré aux enquêteurs, pour étayer sa défense.
Hier, Vanita Gungoo a été examinée par le chef du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Cet examen vise à déterminer sa capacité mentale et à établir si ses déclarations peuvent être considérées comme fiables dans le cadre de l’enquête en cours.
Du côté des présumées victimes, Nousha a été examinée par un médecin légiste avant d’être admise à l’hôpital pour une journée afin de suivre un traitement psychologique. Sa sœur Richia, a également été examinée et a pu regagner son domicile après son évaluation.
L’enquête se poursuit avec ces versions contradictoires. Les enquêteurs devront déterminer si les éléments réunis corroborent les accusations de trafic humain.
* prénoms modifiés
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