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Décès d’Anshi Ramessur

Sa famille crie à la négligence médicale

24 février 2026, 08:00

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Sa famille crie à la négligence médicale

■ Anshi Ramessur respirait la joie de vivre.

Le décès d’Anshi Ramessur, 23 ans, le 3 février, quelques jours après une intervention chirurgicale pratiquée dans une clinique, rend perplexe sa famille. Son frère, Shivam Ramessur, a donné une déposition contre la clinique au poste de police de Quartier-Militaire, alléguant que sa sœur est morte par «négligence médicale». Il a également adressé une lettre à la direction de la clinique.

Dans une lettre, Shivam Ramessur retrace les faits. Il indique que sa sœur, Anshi Ramessur, a été admise, le 25 janvier, dans cet établissement de soins en raison d’une fièvre persistante et d’un gonflement au niveau du cou. Une intervention chirurgicale visant à drainer un abcès aurait été pratiquée sur sa sœur, le 28 janvier.

Toutefois, le frère affirme que, dans les heures ayant suivi l’opération, aucun traitement intraveineux ni antibiotique n’aurait été immédiatement administré à sa sœur. Il soutient que ce n’est qu’après l’intervention d’un proche et l’examen d’Anshi par un autre médecin que des médicaments appropriés auraient été prescrits. Dans sa plainte à la police, Shivam Ramessur évoque également l’absence d’un suivi post-chirurgical adéquat.Il affirme que le praticien responsable n’aurait pas revu la patiente après l’intervention et qu’aucun suivi médical significatif n’aurait été assuré, malgré les inquiétudes exprimées par la famille.

Il dénonce, par ailleurs, un manque de communication concernant l’évolution de l’état de santé de sa sœur durant son admission. Autre point soulevé par lui : le comportement qu’il qualifie d’«agressif et non professionnel» d’un membre du personnel médical, ce qui aurait contribué à accroître la détresse de la famille dans un contexte déjà difficile.

L’ex-étudiante de Curtin University a quitté la clinique le 31 janvier avec un traitement et un rendez-vous de suivi prévu une semaine plus tard. Selon son frère, son état semblait stable jusqu’au 2 février. Le matin du 3 février, elle a été retrouvée inconsciente à son domicile. Elle a été transportée d’urgence dans un autre établissement de santé. Mais son décès a été constaté peu après. Une autopsie a attribué la cause du décès à une septicémie, qualifiée de «cause naturelle» dans les premières conclusions officielles.

Dans sa correspondance à la clinique, Shivam Ramessur demande l’ouverture d’une enquête interne approfondie. Il sollicite notamment la communication écrite des conclusions de l’enquête, les éventuelles mesures disciplinaires ou correctives prises, les actions mises en place pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, de même qu’une exonération des frais médicaux engagés.

Il estime que les complications ayant conduit au décès de sa sœur auraient pu être évitées si une prise en charge conforme aux normes médicales avait été assurée.

Réponse de la clinique

Sollicitée pour une réaction, la clinique affirme respecter strictement les lois relatives à la protection des données et à la confidentialité des patients. Elle indique, en conséquence, ne pas pouvoir commenter un cas individuel. L’établissement assure néanmoins que toute plainte liée à la sécurité ou à la qualité des soins fait l’objet d’un examen interne rigoureux, conformément aux procédures établies, et précise ne pas être en mesure de faire d’autres commentaires à ce stade.

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