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Questions à …

Arveen Nagadoo : «Je serai très satisfait si nous faisons aussi bien que la saison dernière»

22 février 2026, 18:00

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Arveen Nagadoo : «Je serai très satisfait si nous faisons aussi bien que la saison dernière»

■ La victoire de «Good Council» dans le Maiden est un sacre historique pour l’écurie d’Arveen Nagadoo.

Révélation de l’an dernier avec deux succès retentissants dans le Maiden et la Coupe d’Or, Arveen Nagadoo s’apprête à vivre la saison la plus difficile de sa jeune carrière, celle de la confirmation. L’entraîneur revient sur son parcours de rêve, l’après-Danielson, les problèmes d’assurance et les attentes pour 2026.

? Votre première saison a été tout bonnement exceptionnelle avec deux victoires classiques notamment. Cet impact instantané vous a-t-il surpris ?

Pour être tout à fait franc, j’aurais été déçu si je n’avais pas remporté au moins une course classique. Nous avions acquis Good Council et Meridius alors qu’ils n’étaient encore que des yearlings et nous savions qu’ils avaient du potentiel. Et je rêvais de remporter le Maiden avec Good Council. Nous sommes passés tout près dans la Duchesse et Meridius n’a pas démérité dans le Barbé non plus. Ces deux coursiers méritaient une victoire classique. Fort heureusement, on a pu rectifier le tir en fin de saison.

? Après une si belle entrée en matière, ne pensez-vous pas que vous avez mis la barre trop haut pour la suite ?

Définitivement. Le challenge, à présent, est de faire mieux. Comme je l’ai dit à mes amis, la saison 2025 est derrière nous. Le vrai défi sera de continuer à nous améliorer. Mais pour être honnête, le plan initial pour l’année dernière était de build up l’écurie. De nos jours, ce n’est pas facile d’acheter des chevaux. Pour que l’écurie grandisse, il fallait bien faire dès notre première année afin d’obtenir la confiance des propriétaires. Les résultats ont été au-dessus de nos attentes.

? En parlant de build-up, on voit que vous avez déjà acquis une quinzaine de nouvelles unités…

On pensait initialement acheter six à sept nouveaux chevaux pour 2026. Mais comme nous avons fait une très bonne saison 2025, de nouveaux propriétaires ont rejoint l’écurie, dont beaucoup de jeunes. Cela nous a permis d’investir davantage et je tiens à leur dire un grand merci pour leur confiance.

? La décision du Mauritius Turf Club Jockey Club (MTCJC) d’augmenter les stakes money de 30 % est forcément une bonne nouvelle, n’est-ce pas ?

Tout à fait. Mais je pense qu’il y a encore d’autres choses à améliorer. De nos jours, tous les frais reviennent à la charge des écuries, même ceux qui ne nous concernent pas directement. Par exemple, l’assurance des jockeys. Ce n’est pas facile pour les cavaliers mauriciens de payer les primes qui sont extrêmement chères. Imaginez qu’ils doivent trouver presque Rs 180000 par an ! Pas étonnant qu’il ne reste presque plus rien de leur salaire une fois ces frais encourus.

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Certains cavaliers ont des difficultés à payer et cela retombe forcément sur nous. Nous avons besoin de trackriders pour monter les chevaux à l’entraînement. Donc, cela devient aussi notre problème. Mais je tiens à souligner que le MTCJC est au courant de la situation et qu’il essaie de nous apporter son aide.

? Raymond Danielson, avec qui vous avez pourtant connu une bonne saison l’année dernière, n’a pas été renouvelé. Peut-on savoir pourquoi ?

D’emblée, je dois préciser que nous ne devions pas prendre de jockey étranger l’année dernière, car ce n’était pas financièrement viable. Mais comme tout le monde le sait, nous avions des difficultés à remporter des courses en début de saison. Les propriétaires ont donné leur accord pour le faire venir. Certes, il a bien défendu nos couleurs, mais certaines de ses montes ne m’ont pas plu. Il faut savoir que chaque jockey a son propre style, et j’ai ma propre façon de voir les choses. On avait décidé de garder nos options ouvertes. Entretemps, j’ai essayé de voir ailleurs et c’est ainsi que nous avons arrêté notre choix sur le Brésilien Gabriel Pereira Santana. Mais je suis très content que Raymond ait pu avoir un poste à l’écurie Gujadhur.

? Gabriel Pereira Santana est un jeune cavalier brésilien inconnu du bataillon. Qu’est-ce qui vous a séduit chez lui ?

Je l’avais repéré depuis décembre 2024. J’aime bien les cavaliers brésiliens et il était parmi les rising stars. Il était encore apprenti et, quand nous avons discuté, et il m’a fait part de son rêve d’aller monter aux États-Unis dans les cinq prochaines années. Il a toutefois besoin d’une expérience internationale pour faciliter son projet. Ilavait terminé son apprentissage en mars dernier et je trouvais cela un peu risqué de le faire venir à ce moment-là. Nous avons alors pris l’engagement de l’embaucher pour la saison 2026. J’ai eu de très bons échos sur lui à travers d’autres jockeys brésiliens qui ont monté au Champ-de-Mars, comme Michel Platini, José de Souza et Andre Luiz da Silva. C’est un cavalier naturally gifted. Certes, il est encore jeune, mais il est talentueux. La seule interrogation demeure la piste (Ndlr: le Champ-de-Mars). Il aura certainement besoin d’un temps d’adaptation, mais je n’ai aucun doute qu’il va faire du bon travail pour nous.

? Toutes les écuries se sont bien armées pour la saison. Quelles seront les attentes pour l’écurie Arveen Nagadoo cette année ?

Ce sera définitivement une saison plus challenging, surtout avec une saison plus longue que la précédente. Il y aura encore plus de chevaux et je pense que la majorité des écuries fera venir un jockey étranger. Denotre côté, nous avons également investi dans de bons chevaux, comme Pioneer Square(Ndlr: pressenti pour participer à la Maiden Cup cette année). La compétition sera encore plus rude, mais je serai très satisfait si nous faisons une saison aussi bonne que l’année dernière et que nous terminons sur le podium.

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