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Traite humaine à Petite–Rivière
L’enquête se reserre sur Vanita Gungoo et son compagnon réunionnais
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Traite humaine à Petite–Rivière
L’enquête se reserre sur Vanita Gungoo et son compagnon réunionnais
Les malheurs de Vanita Gungoo, alias Nirousha, sont loin d’être terminés. De nouveaux éléments troublants viennent renforcer les soupçons d’un réseau Maurice-Réunion. Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, la police mauricienne serait désormais en possession d’une carte bancaire liée à un compte joint alimenté en euros, appartenant à Nirousha et à un ressortissant réunionnais prénommé Shaan, présenté comme le compagnon de cette dernière.
Cette carte aurait été saisie par la CID de Petite-Rivière. Les enquêteurs soupçonnent qu’une somme importante transiterait par ce compte, ce qui pourrait être un indice clé pour retracer les flux financiers liés à l’affaire présumée de traite humaine de jeunes Mauriciennes emmenées à La Réunion sous prétexte d’une opportunité professionnelle.
Mais qui est réellement Shaan ? Présenté comme photographe, il aurait dispensé deux jours de formation aux jeunes filles tombées dans le piège de Nirousha. Cependant, plusieurs zones d’ombre subsistent. Les enquêteurs cherchent à déterminer s’il est véritablement un professionnel de l’image ou s’il exerce plutôt comme IT officer, certains éléments laissant entendre qu’il aurait pu installer des caméras dans la chambre des victimes. Si cette hypothèse se confirme, cela alourdirait considérablement les charges potentielles.
La CID de Rivière-Noire passera la main à la CCID dans cette affaire de trafic humain. Si ce dossier s’avère être solide, les officiers de la CCID envisageraient de recourir à un Mutual Legal Assistance Agreement (MLA) afin de solliciter officiellement la collaboration des autorités réunionnaises. L’objectif : localiser et entendre le dénommé Shaan, vérifier son identité, son lieu de résidence, son activité professionnelle réelle et déterminer son éventuelle implication dans ce que les enquêteurs décrivent comme uncercle vicieux organisé.
La question centrale demeure : Shaan est-il un simple exécutant, un partenaire d’affaires de Nirousha, ou l’une des têtes pensantes du réseau ? Les enquêteurs cherchent à comprendre s’il existe une entente structurée visant à recruter de jeunes Mauriciennes sous de faux prétextes professionnels pour ensuite les exploiter. Les enquêteurs tentent désormais de retracer les circuits financiers, les communications électroniques et les déplacements transfrontaliers afin d’identifier toutes les personnes impliquées.
Une coopération renforcée entre Maurice et La Réunion pourrait permettre de démanteler un éventuel réseau international. L’affaire est donc loin d’avoir livré tous ses secrets. Les prochains développements pourraient bien révéler l’ampleur réelle de ce réseau et les ramifications encore insoupçonnées derrière le nom de Nirousha.
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