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HSC 2025
Nouveau record de 16 lauréats pour le QEC
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HSC 2025
Nouveau record de 16 lauréats pour le QEC
Onze chez les filles. Première cuvée de cinq chez les garçons. Nouveau record de nombre de lauréats établi par le Queen Elizabeth College (QEC). C’est le Premier ministre qui, le premier, annonce ce chiffre dans son intervention. Elle est suivie via la sono grinçante du collège par tout le personnel et les élèves. «Pourquoi a-t-il déjà donné le chiffre ? Il n’y a plus de suspense. On préfère quand c’est à la fin, après que tous les noms ont été annoncés, que l’on donne les chiffres», s’étonne-t-on.
Seize ? Il y a ceux dont le visage s’éclaire. Il y a ceux qui restent sceptiques, préférant attendre l’intégralité des résultats. Le recteur, Sanjay Jagessur, accueillant et l’estomac un peu noué, est de ceux qui en début de matinée, restent prudent. Son pronostic : une dizaine de lauréats avec une moindre performance chez les garçons. C’est la première fois qu’il vit l’annonce des résultats dans l’ambiance survoltée des «cateaux verts». En poste au QEC depuis 2025, il est passé par le Dr Maurice Curé State College, le Dr James Burty David SSS ou encore La Gaulette SSS. Une fois les 16 lauréats confirmés, les félicitations pleuvent. Ses collègues serrent la main de Sanjay Jagessur. Qui à son tour salue son équipe qui «a fait les efforts qu’il fallait, aujourd’hui, les résultats sont là». Une équipe qui a assuré le suivi avec des élèves qui «prennent les études au sérieux».
Hier, il était temps de donner libre cours à la joie. De se défouler sur des tambours crées de toutes pièces avec des droms. De grimper sur des pupitres, rassemblés pour créer une estrade. Et pour que la fête soit belle, cela fait trois semaines qu’on la prépare à Rose-Hill, comme en témoignent Kimberly Choong Siat Moy, la Head girl et Shambasivam Pillay Carpanen, le Head boy. La salle de dessin, au rez-dechaussée a des airs d’atelier de production de banderoles et de foulards. Chacun y va de son talent créatif à coup de pinceau ou de bombe de peinture sur les morceaux de tissus au vert caractéristique. Avant de scander «cateaux», à se casser la voix. Puis de faire sonner «enn filwar petar», histoire de saluer la performance hors norme. Tout en mesurant le parcours à accomplir maintenant que la barre est placée aussi haut.
«SSR National Scholarship» | Liesl Li Yun Fong, douce modestie

«Je ne m’attendais pas forcément à la SSR National Scholarship.C’est le résultat de beaucoup d’efforts. Mes parents et mes professeurs ont beaucoup cru en moi», confie la lauréate. Sa mère Kathleen, retraitée après une carrière dans l’informatique, confie qu’il y a 16 ans, elle avait choisi d’arrêter de travailler pour s’occuper de sa famille – notamment à cause de la santé alors fragile de Liesl. Il y a quelques années, son fils ainé avait été classé 20e , dans la filière scientifique au RCPL.
SAJ National Scholarship | Bibi Nadyah Jeehoo: «Je m'attendais à être classée, pas lauréate»

«Je m’attendais à être classée, pas lauréate. Je suis sous le choc», explique Nayah Jeehoo. Avant de remercier Dieu, ses professeurs, ses parents qui «zame inn met presion lor mwa». Ce que confirment son père Shakeel et sa mère Shafinaaz, enseignante. Comment s’est-elle préparée pour ce résultat ? «Normalman mo pa enn dimounn ki kontan res lakaz aprann. Je sortais les week-ends. Mais en HSC, on est obligé de le faire.» Elle confie que ces années d’études intenses ont été «bien dures» et elle allait se coucher «bien tard». Elle va s’orienter vers l’économie, les mathématiques ou la finance.
State of Mauritius Scholarships Science Side | Josh Pittea, doutes envolés

«C’est beaucoup d’émotion. Je n’ai pas les mots.» Première déclaration de Josh Pittea de la filière scientifique. «Ce n’est pas que du travail, il y a aussi beaucoup de sacrifices.» Sa mère, Anushka enseigne les maths au QEC. L’a-t-elle eu comme élève ? «Par éthique, j’ai demandé que cela ne soit pas le cas.» Ses collègues la félicitent et lui lancent, «Ki nou ti dir twa yer ?» Elle confie qu’elle avait quelques inquiétudes parce qu’après certains examens, Josh était rentré mitigé. Incertitudes désormais envolées. Neilsen, le père est ingénieur civil dans le privé.
Aaliyah Zahraa Hersoo, sous le regard de Dieu

Jeune fille réservée et travailleuse, Aaliyah Zahraa Hersoo, qui habite TerreRouge, est arrivée avant midi avec ses parents. Elle remercie ses proches et le Créateur. Sameer Ally Hersoo, son père, maulana à la Jummah Mosque estime que le devoir de sa fille, là où elle va est d’aider les autres. Son épouse Shakila est femme au foyer et ils ont un fils aîné qui étudie en Malaisie.
Shaivi Ramnial, honneur à la capitaine des majorettes

Sous la direction de Jennifer Ng, le twirling baton sert à faire une haie d’honneur pour accueillir les lauréats et leurs proches. Parmi ces derniers, Shaivi Ramnial, la capitaine des majorettes, qui a intégré l’équipe depuis son arrivée en 2021 et devenue capitaine de l’équipe «de 50 personnes» l’année dernière. Certains parents sont parfois réticents quand leurs enfants partagent leur temps entre les études et d’autres activités. «Mes parents m’ont toujours soutenue. Ils étaient très fiers de me voir avec mon uniforme de majorette. Ils ont cru en moi. Ils savaient que je pouvais gérer les études et les activités. Cela m’a aidé dans les études, au niveau de concentration.» Sa mère Sheila est prof de maths au Belle-Rose SSS. Son père Kailash est Acting deputy director au Central Informatics Bureau du ministère des Technologies de l’information. Shaivi est la benjamine de trois filles. «C’est une fille bien disciplinée. Elle pratiquait bien tous les mouvements et a participé à plusieurs parades en tant que majorette, notamment pour la fête de l’Indépendance.»
Economics Side | Shazneen Bibi Aisha Mandary, so happy

Les mots se bousculent. «C’était inattendu. I did not expect.» Aisha se souvient du moment fatidique de l’annonce des résultats, qu’elle écoute avec sa famille. «Mon frère et ma sœur n’ont pas entendu mon nom en entier. Mo dimann eski mo mem sa.» Jusqu’à ce que les messages de félicitations de ses «kala» et cousines pleuvent sur son téléphone. «Lerla mo dir, sa mem sa.» Elle n’oublie pas les sacrifices qu’il a fallu faire. Comme quand les cousins et cousines «ti met enn plan pou al res kot mo nani» durant les vacances du deuxième trimestre. Elle avait alors choisi les études plutôt la détente. «Mo tousel pa ti resi ale.» Elle cultive l’ambition d’être lauréate «depi siziem» et veut étudier le droit. Son père enseigne au Camp-de-Masque SSS et sa mère, Sarahnaaz, est employée à la State Bank of India. Aisha est l’aînée de leurs trois enfants.
Leshna Devi Surju, la seconde tentative fut la bonne

Elle était «très stressée». Leshna a vécu l’annonce des résultats comme un soulagement. Sa deuxième tentative était «zis pou gagn sa scolarship la. Pour étudier en Angleterre, c’était obligé», explique-t-elle en référence à la situation financière de la famille. «Monn bien fatige. Mo bann paran ousi. Mais j’avais confiance dans mon potentiel.» Une filière d’études spéciale ? Devenir lauréate change un peu les plans, confie-t-elle. «Pour le moment, je veux profiter de l’instant présent. Après on verra.» Sa mère Poonam enseigne en maternelle alors que Rohit, son père est retraité de la bibliothèque de la municipalité de Vacoas-Phoenix.
Arts Side | Wakeel Khan Toorabally, la persévérance

Avant d’intégrer le QEC, il a débuté au Piton State College. Pour arriver à d’aussi bons résultats, il n’y a pas de hasard, explique Wakeel. Il y a les efforts, les sacrifices et les prières. Yasmine, sa mère est femme au foyer; et Changese, son père est jardinier à son compte. Il est le troisième d’une fratrie de quatre enfants. Le premier lauréat de la famille pourrait s’orienter vers des études en psychologie.
Bibi Rizwana Kawthar Aubdool, dream come true

Elle est la seule lauréate – garçons et filles confondus – à s’être présentée en uniforme. «Mon rêve a toujours été de voir mon nom inscrit sur le tableau d’honneur dans le hall du collège. Avant la proclamation des résultats, en me réveillant, je me suis demandé si j’aurais la chance de voir mon nom là-bas.» Verdict : un grand oui. Après le Grade 9, elle a quitté le Bon-Accueil SSS pour le QEC. «Quand je suis arrivée au QEC, nous n’étions que deux filles du Bon-Accueil State College. J’avais quelques appréhensions à cause de la pression. J’avais même un peu peur. Je suis très reconnaissante envers tous mes professeurs». Son père Riaaz est Senior medical laboratory technologist à l’hôpital SAJ, tandis que sa mère Dilshad enseigne à l’école primaire de Poudre-d’Or-Hamlet.
Technical Side | Neelesh Hawabhay, grande joie

Grande joie pour Neelesh et sa famille. Il compte suivre la filière scientifique, notamment la physique ou l’informatique après les sacrifices et longues heures d’études, qui lui ont valu de beaux résultats. Son père est le CEO de Mauritius Network Service et sa mère, Reshma, enseigne les mathématiques au Dr. Régis Chaperon SSS. Avec un brin de nostalgie, elle confie : «Je suis une ancienne prof du QEC».
Matthew Joël Cheng Kim Fook Hun Chen, choix décisif

Joël a travaillé très dur, a longuement planché sur les past papers. S’est concentré sérieusement sur le projet de fin d’études à soumettre, depuis le Grade 12. Il a aussi choisi de quitter le Collège Saint-Esprit pour le QEC, parce qu’il voulait intégrer une académie. Résultat : des portes s’ouvrent pour des études de mechanical engineering au Canada. Cela, à la grande fierté de son père Patrick, Chief Operating Officer chez Rey & Lenferna. Sandrine, sa mère est une cadre chez Lising & Co Ltd. Joël, le benjamin, va rejoindre ses deux frères aînés déjà au Canada.
Fatimah Zahraa Peerun, fière d’être une «cateau vert»

«Je suis extrêmement fière de mon école avec ses 16 lauréats. J’ai beaucoup travaillé, mais il y a aussi un petit élément de chance», estime Fatimah Zahraa Peerun. Elle envisage des études en Computer Science, «peut-être en Angleterre». Reiza, son père, travaille au marketing de Top FM. Son mère, Mounirah, est femme au foyer. «Ma fille a fait beaucoup d’efforts. Ses professeurs l’ont énormément soutenue parce que c’est tellement difficile d’en arriver là. Cela peut se jouer à un point.»
MCB Foundation Scholarship | Yesmee Dwarka, émotion familiale

Grosse émotion pour les Dwarka, dernière des 16 familles à faire son entrée. Yesmee se confie avec des sanglots dans la voix alors que sa mère s’essuie discrètement les yeux. Ils viennent de loin, de Mahébourg. Pour Yesmee, c’est l’aboutissement des sacrifices de toute sa famille. À cause de la distance, elle prend le bus à 6h15 pour être à l’heure à Rose-Hill. Sans compter ceux d’Oottam, son père, ramp driver chez Air Mauritius, qui la récupérait après ses leçons particulières. Ceux de Soonita, sa mère, femme au foyer qui veillait tard à ses côtés. Ceux de sa sœur ainée, Siksha, qui partage la même chambre et a été un exemple de persévérance pour elle. «Je l’ai vu se lever à 4 heures du matin pour étudier. Elle n’était pas une élève star, mais les efforts qu’elle a fourni m’ont motivée pour devenir lauréate.» Comme Siksha, Yesmee a fréquenté le France Boyer de la Giroday SSS. «C’était le rêve de ma mère et de ma sœur de me voir intégrer le QEC.»
Additional Scholarship, Science Side | Daveesh Kanhye, dans les pas de son père

Comme son père, Daveesh envisage des études en médecine. «Biomedical ou biochemical au Canada ou en Australie», confie sa mère, Neesha, assistante maîtresse d’école à l’école primaire de L’Espérance. Son père Navindra est Charge nurse à l’unité de soins intensifs en cardiologie de l’hôpital Jeetoo. «J’ai deux fils. Mon aîné avait été classé. Deziem-la lev loner.»
Alisha Gita Vencatasamy, sacrifices payants

Des nuits sans sommeil. Des jours sans repos. Ne jamais perdre de vue l’objectif : briller au HSC. Faire honneur à soi, à sa famille, à son école. Tout cela, Alisha y est parvenue. Sa maman, Nisha, est biologiste dans un laboratoire privé tandis que son père est ingénieur civil.
Mitresha Pultoo, fille de profs

Formule consacrée : «Je ne m’y attendais pas. C’est ma sœur qui m’a appris la bonne nouvelle.» Mitresha explique que c’est «l’atmosphère à l’école qui m’a beaucoup motivée pour donner le meilleur de moi-même. La compétition dans la classe m’a énormément stimulée». Un intérêt pour les études qu’elle nourrit depuis son plus jeune âge. «Mes parents sont profs, ils m’ont beaucoup soutenue.» Anand, son père est recteur du Swami Vivekananda SSS à Souillac depuis cinq ans. Preety, sa mère, est Educator au Rivière-des-Anguilles SSS. Mitresha voudrait s’orienter vers la médecine, voire la recherche.
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