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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 25 janvier au vendredi 30 janvier 2026
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 25 janvier au vendredi 30 janvier 2026
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Soie anglaise, doutes mauriciens
Ce qui se passe à Londres n’est jamais totalement étranger aux couloirs feutrés du barreau mauricien. Les débats récents au Royaume-Uni sur l’essoufflement du titre de King’s Counsel, la baisse du nombre de promotions et les interrogations sur la valeur réelle des «Silks» (surnom venant du port de robes en soie pour les King’s counsels) ont trouvé ici un écho discret, mais attentif.
À Maurice, la distinction de Senior Counsel incarne toujours un sommet symbolique. Mais, à l’image de ce qui se murmure à Londres, certains avocats s’interrogent sur son rendement réel. La soie demeure un marqueur de reconnaissance, sans garantir automatiquement influence, clientèle ou autorité intellectuelle. Chez les non-Senior, le doute est plus vif : le coût personnel et la patience exigés sont-ils encore proportionnés aux bénéfices attendus ?
Les discussions portent aussi sur la lisibilité du système. Qui accède à la soie, à quel moment et selon quels critères perçus ? Sans remise en cause frontale, un malaise feutré s’exprime autour du renouvellement et de la circulation des élites au sein du barreau. La comparaison avec le modèle britannique, longtemps référence implicite, nourrit davantage les interrogations qu’elle ne les apaise. En somme, sans copier Londres, le barreau mauricien en capte les vibrations. Et lorsque la soie ternit ailleurs, la question de son sens se pose inévitablement ici.
Le créole, symbole ou impasse ?
Dans une tribune à paraître en début de semaine prochaine, l’observateur et pédagogue Eliezer François fustige le kreol au HSC et au Parlement. Le texte, déjà commenté dans certains cercles éducatifs et juridiques, fait l’effet d’un pavé dans la mare à l’approche du 1ᵉʳ février, date symbolique pour les descendants d’esclaves.
Dans les couloirs, on murmure que l’auteur parle moins de langue que de déclassement social. À ses yeux, l’introduction du kreol morisien à des niveaux clés relèverait moins de l’émancipation que de l’enfermement, détournant l’attention des véritables urgences : égalité des chances, qualité de l’enseignement, accès réel à l’emploi et aux centres de décision. Le terme est dur mais revient souvent : «ghettoïsation intellectuelle». Ses détracteurs dénoncent une posture passéiste, voire provocatrice. Mais même parmi les défenseurs du créole, certains admettent que la question de son rendement social et professionnel reste largement éludée.
Au fond, le bruit de couloir dit autre chose. Derrière le débat linguistique se cache une angoisse persistante : élève-t-on par la langue ou compense-t-on par le symbole faute de politiques structurelles ?
L’équation à une inconnue
La question du recensement refait surface, mais à demi-mot, dans les états-majors politiques. Officiellement, le sujet reste sensible. Officieusement, il s’impose comme un nœud à défaire d’une manière ou d’une autre. Avec la série d’amendements constitutionnels à apporter. Dans les couloirs, on rappelle que le statu quo repose encore sur des statistiques de 1972, régulièrement pointées du doigt sur la scène internationale comme source potentielle de violations des droits fondamentaux. Deux options au moins circulent, mais jamais formulées publiquement avec clarté. La première consisterait à actualiser les données démographiques et à maintenir le Best Loser System (BLS), ce qui impliquerait, de facto, un nouveau recensement. La seconde irait plus loin : tourner la page du système communal pour évoluer vers un modèle électoral non communautaire, rendant le recensement inutile à des fins électorales – ce qui viendrait chambouler l’architecture politicienne actuelle. C’est là que le malaise s’installe. Car pour certains partis, notamment ceux qui ont bénéficié du BLS, la question centrale demeure : existe-t-il une alternative crédible garantissant une représentation équitable, comme l’exige la Constitution ? Dans les couloirs, un constat revient : on ne peut pas vouloir conserver les avantages du passé tout en adoptant les principes du futur. Il faudra choisir.
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