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Maurice et Rodrigues

Une rentrée inclusive et pleine d’optimisme

20 janvier 2026, 15:00

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Une rentrée inclusive et pleine d’optimisme

Grâce à la générosité des supporters des campagnes 2025 sur Small Step Matters.org, focus sur les sourires de la rentrée scolaire au sein des associations soutenues par la plateforme solidaire, de Sainte-Croix à Camp-du-Roi.

? Cultiver l’espoir à l’École du Jour

À l’École du Jour de l’association Future Hope, à Sainte-Croix, la pluie n’a pas joué les trouble-fêtes. Grâce à un seul très généreux supporter de Small Step Matters, la rentrée s’est faite au sec sous la nouvelle varangue aménagée en 2025. «Cet espace abrite de nouvelles classes, limitant ainsi la proximité des enfants, source par le passé d’inconfort et parfois de chahut. Les ventilateurs sont aussi un plus pour assurer de meilleures conditions d’apprentissage dans les trois classes», témoigne Daniella Piegrieche, la directrice du centre de formation.

En guise de cadeau de bienvenue, cinq élèves aux besoins particuliers ont reçu un cordon lumineux orné de tournesols : le lanyard du réseau international Hidden Disabilities Sunflower offert par Nadjah Abbasakoor, la représentante pour Maurice et les Seychelles. Un petit symbole montrant la force des liens qui unissent les associations mises en réseau par Small Step Matters. En plus d’apprendre les bases académiques, ces jeunes sont préparés à la vie en société avec des sorties : au marché, au supermarché, à la banque, à la poste pour payer des factures… À première vue, ils ne sont pas différents des autres enfants et pourtant, leurs pathologies invisibles, en majorité un retard cognitif, les empêchent d’évoluer comme les autres et les placent parfois en situation de vulnérabilité.

Bitmap (1).jpgLe «lanyard» Hidden Disabilities Sunflower a été offert à cinq élèves de l’École du Jour de Future Hope.

Grâce à ce cordon, l’espoir partagé par Hidden Disabilities Sunflower, Small Step Matters et Future Hope est que le grand public et les membres des institutions publiques et privées sauront leur accorder davantage de temps, de bienveillance, d’écoute lors de leurs démarches de la vie de tous les jours. Ces enfants ne le resteront pas indéfiniment. En rendant visible le handicap invisible avec le lanyard, il s’agit de cultiver l’espoir que le regard de la société change pour que la génération de citoyens handicapés adultes de demain ne reste pas à la maison, mais ait accès à une vie sociale et professionnelle, adaptée à son potentiel, ses talents, ses aspirations.

? Rayonner même sous la pluie à Saint-Hilaire

Après une rentrée sous le soleil, la météo s’est gâtée juste après la cloche, à Saint-Hilaire, le mardi 13 janvier. Grâce aux travaux d’étanchéité réalisés l’an dernier, les enfants pris en charge par Bâtisseurs de Paix n’ont pas été incommodés. «Une rentrée sans tracas avec ce gros souci de toiture en moins ! Les travaux, permis par les donations reçues à travers Small Step Matters, sont un réel soulagement !», témoigne Julliana Joseph, en charge de l’administration et des levées de fonds de l’association.

Dans le Sud, cette association a accueilli le 13 janvier 19 enfants à la garderie et 25 élèves à la maternelle. «Nous avons une liste d’attente pour les plus petits. En mars, certains enfants feront leur transition de la garderie à la maternelle. Donc, des places se libéreront automatiquement. Nous avons une capacité de 20 enfants pour la garderie et 40 pour l’école», détaille Julliana Joseph. Une dizaine d’adultes ont fait également leur rentrée avec le programme d’alphabétisation fonctionnel et les inscriptions restent ouvertes. «Dans le passé, nous avions l’habitude d’accueillir des apprenants beaucoup plus jeunes. Fort heureusement, dans le quartier, le nombre de jeunes déscolarisés a baissé», constate Julliana Joseph.

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À Bâtisseurs de Paix, une première semaine consacrée à l’adaptation des enfants à la crèche ainsi qu’à l’école pré-primaire de l’association.

La preuve que le travail de la société civile sur le terrain produit des microchangements capables de façonner l’avenir d’un quartier. Bâtisseurs de Paix envisage de porter en 2026 sa quatrième campagne de levée de fonds sur Small Step Matters. Les premières ont toutes concerné des travaux : lutte contre les termites, aménagement d’une terrasse et travaux d’étanchéité. Bien qu’excentrée géographiquement, l’association a su convaincre de nombreux sponsors et les citoyens du bien-fondé de son action, qui rayonne… même sous la pluie !

? Conscientiser 18 000 élèves au tri des déchets

Les 15 éco-éducateurs de WeRecycle ont fait leur rentrée… En attendant la reprise effective des sessions de sensibilisation au tri des déchets auprès des élèves dans 256 écoles publiques primaires le 26 janvier, l’équipe de l’association s’active à la planification d’environ 800 séances. Prévues pour durer 45 minutes, ces sessions sont élaborées à partir de l’histoire de Coco et ses amis pour mieux appréhender l’importance du tri des déchets recyclables. Des exercices pratiques sont également prévus pour rendre concrète la question, qui sera au cœur des foyers en 2027. L’an prochain, le tri des déchets devrait être une réalité au niveau national, comme une loi le prévoit.

Bitmap (3).jpgLes éco-éducateurs de We-Recycle espèrent que cette année, les fortes pluies et la fermeture des écoles ne viendront pas mettre en péril la tenue des sessions… Mais les effets du changement climatique resteront au cœur du programme !

«C’est crucial par rapport à la thématique de la gestion des déchets à Maurice que nos concitoyens, dès le plus jeune âge, soient sensibilisés au tri des déchets. Cette sensibilisation doit s’accompagner de l’amélioration des infrastructures permettant l’implémentation de la road map pour l’économie circulaire et de la loi votée pour le tri des déchets à la source», insiste Stéphanie Jacquin, manager de We-Recycle. «Un sujet d’actualité depuis trois ans.» Partenaire solide du réseau Small Step Matters, We-Recycle a déjà mené quatre campagnes sur Small Step Matters pour lever des fonds, dont deux campagnes spécifiquement pour la sensibilisation dans les écoles publiques.

? Accueillir plus de jeunes au Club Mer à Pointe-Monier

À Pointe-Monier, Eloïse Meunier et Runolph Raffaut, les éducateurs de Shoals Rodrigues, s’activent pour préparer au mieux une nouvelle saison du Club Mer. «Grâce aux dons reçus à travers Small Step Matters, nous renouvelons le matériel destiné aux classes théoriques, pour mieux accueillir les jeunes. Dès le 14 février, nous accueillerons une quarantaine d’anciens élèves, inscrits depuis une ou plusieurs années, et nous espérons attirer une cinquantaine de nouvelles recrues. Bien sûr, avec la ‘‘concurrence’’ des leçons particulières et des autres activités proposées aux enfants à Rodrigues (cours de musique etc.), certains se désisteront pour investir leur temps libre ailleurs, mais chaque année, nous pouvons compter sur la persévérance de 30 à 35 petits nouveaux», explique Runolph Raffaut, Acting Manager de l’ONG.

Avec sa collègue Eloïse Meunier, Runolph Raffaut profite de cette période de rentrée pour sillonner les routes de Rodrigues pour présenter le Club Mer, dans tous les collèges de l’île. «Avec le succès rencontré par notre première campagne de levée de fonds Small Step Matters, nous comptons bien renouveler l’expérience en proposant un nouveau projet en 2026», annonce le directeur par intérim. «D’autant plus que l’institution charitable a retenu la préservation de l’environnement comme une de ces deux thématiques privilégiées en 2026 et que nos besoins ne manquent pas ! Idéalement, nous aurions besoin de renouveler notre véhicule qui sert notamment à déplacer nos bateaux et aussi à réunir des fonds pour financer les salaires.»

Bitmap (4).jpgRunolph Raffaut et Eloïse Meunier sont ravis que la première campagne de Shoals Rodrigues sur Small Step Matters ait pu aboutir à 100 % au profit des jeunes du Club Mer.

Shoals Rodrigues a également retenu l’attention de Yan de Maroussem, l’ambassadeur volontaire de Small Step Matters, pour recevoir un tiers des fonds du projet collecté à travers l’initiative Ti Balad (à parts égales avec Hidden Disabilities Sunflower et We-Recycle). Les dates des randonnées à Maurice sont déjà planifiées : le 24 janvier à Gris-Gris, le 4 février au Souffleur, le 14 mars à La Prairie et le 11 avril à La Cambuse.

«Nous espérons avoir l’occasion d’accueillir Yan de Maroussem à Rodrigues pour le même type d’opération, alliant découverte conviviale d’un milieu naturel et collecte des déchets», s’enthousiasme Runolph Raffaut. D’autant qu’avec autant d’enfants inscrits au Club Mer, les bras ne manqueront pas pour préserver l’écrin naturel rodriguais, qui fait la fierté de l’océan Indien !

? Bel accueil au Gonzague Pierre Louis Centre

«Après deux mois de vacances, nos élèves étaient impatients de retrouver leurs camarades. Et ils ont fait un très bel accueil aux trois nouveaux élèves, deux filles et un garçon, tous trois autistes», raconte Susan Auguste, directrice du Gonzague Pierre Louis Special Needs Centre de Rodrigues. L’école est récipiendaire de Small Step Matters depuis 2025 pour une partie de frais liés au fonctionnement de l’établissement et aux équipements.

Le premier jour, 49 élèves ont répondu à l’appel. Ils souffrent de différentes pathologies et handicaps (troubles cognitifs, cécité, déficit auditif, hyperactivité…) et sont pris en charge dans deux sections (préprimaire ou primaire). Pendant les dernières vacances, le rez-de-chaussée abritant la maternelle a été rénové et de nouveaux jeux éducatifs sont venus étoffer le matériel pédagogique mis à disposition des enfants. «Il ne manque que quelques meubles et notre projet de rénovation sera entièrement finalisé», précise Susan Auguste.

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À Camp-du-Roi, les enfants du pré-primaire spécialisé ont pu faire leur rentrée dans des locaux rénovés et mieux équipés.

Côté ressources humaines, l’équipe est constituée de sept enseignants et de deux carers. Cinq éducatrices attendent les résultats du Certificate in Special Needs Education. Susan Auguste est très confiante : «Leur pratique en classe est d’un excellent niveau. Alors, nous avons bon espoir que les épreuves théoriques seront couronnées de succès. Par la suite, je ne peux que souhaiter que certains membres de notre personnel poursuivent jusqu’au Diploma.» Non loin des salles de classe, le cours de jardinage devrait bientôt reprendre. «L’an passé, nous avons débuté un projet autour des plantes endémiques. Les enfants sont très très motivés. Si la météo est de notre côté, nous pourrions planter des légumes. D’ailleurs, les pluies reçues lors de ces derniers jours sont encourageantes !», conclut Susan Auguste.

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? Au Centre Frère Remy, une équipe d’encadrement redynamisée

Au Centre Frère Remy à Rodrigues (membre du réseau Adolescent Non Formal Education Network, ANFEN), 16 jeunes ont fait leur rentrée, dont cinq nouveaux. «Dès le premier samedi suivant la rentrée, l’équipe d’encadrement est allée à la rencontre des familles à leur domicile pour mieux appréhender la réalité de chaque jeune», explique Verlaine St Pierre, responsable du centre. «Les élèves peuvent être affectés dans leur cursus par toutes sortes de problématiques, y compris des conditions de santé spécifiques. Or, c’est notre devoir de bien les connaître pour les accompagner au mieux.»

Les relations rapprochées avec les familles sont une des forces de ce centre de formation préparant les élèves aux épreuves du NC2 en agriculture. Cette année, deux enseignantes, Shirley Anne Perrine et Andrianna Cupidon, sont venues renforcer l’équipe existante avec un financement obtenu à travers Small Step Matters, en 2025. Ces deux anciennes élèves sont enthousiasmées à l’idée de contribuer au développement intégral de leurs élèves. Elles vont œuvrer à transmettre leurs connaissances dans différentes matières théoriques et pratiques : horticulture, agriculture, élevage porcin, aviculture, connaissances générales, cours de cuisine… «Ces deux nouvelles enseignantes viennent rétablir la parité homme/femme au sein de l’équipe d’encadrement. Elles sont passionnées et très organisées dans leur travail. Et seront mieux à même de comprendre les jeunes femmes inscrites à nos cours», témoigne Verlaine St Pierre. «La motivation et le dynamisme de ces enseignantes ont déjà un effet rebond notable sur les adolescents. À 14 h 30, ces derniers pouvaient quitter le site de formation. Or, à 16 heures, ils étaient encore sur place!»

Andrianna Cupidon, habitante de Coromandel à Rodrigues, revient de ses études en France. Elle a à cœur de partager ses compétences : «Pour la première semaine de cours, nous avons étudié notamment les boutures de bougainvilliers. J’espère intéresser le maximum d’élèves au travail dans la pépinière, tout en les avertissant qu’ils doivent rester ouverts d’esprit. S’initier à plusieurs métiers est primordial pour se préparer au mieux aux examens qui les attendent dans les années à venir: le NC3 et le NC4.»

L’équipe de Small Step Matters se réjouit que les élèves rodriguais du Centre Frère Remy puissent bénéficier d’une meilleure préparation aux examens, tant sur le plan théorique que pratique, grâce à une équipe de formateurs renforcée et aguerrie !

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