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Crans-Montana

Après l’incendie , les propriétaires du Constellation affirment qu’ils ne « se déroberont pas »

7 janvier 2026, 03:41

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Après l’incendie , les propriétaires du Constellation affirment qu’ils ne « se déroberont pas »

Jacques et Jessica Moretti ont confié être « envahis par le chagrin » après l’incendie mortel survenu lors de la soirée du Nouvel An dans un de leurs établissements.

Si les propriétaires du bar Le Constellation s’étaient brièvement exprimés dans la presse au lendemain du terrible incendie dans la station de ski suisse de Crans-Montana, cette fois, Jacques et Jessica Moretti ont officiellement pris la parole ce mardi 6 janvier.

L’occasion pour les deux propriétaires français du bar où 40 personnes ont été tuées et 116 autres blessées d’assurer qu’ils ne se « déroberaient pas » dans le cadre de l’enquête menée après le drame.

Dans ce texte, ils affirment être en « pensée constante » pour les victimes, leurs proches, et les blessés et salué le « courage » des forces de l’ordre et sauveteurs. « Nous sommes dévastés et envahis par le chagrin », a également écrit le couple dans ce communiqué reçu par l’AFP, assurant qu’ils ne chercheraient « d’aucune façon à (se) dérober ».

Cette communication officielle est aussi une manière pour eux de répondre aux récentes critiques sur le fait que le couple n’a pas été placé en détention. Après avoir été entendus comme témoins, ils ont depuis été visés par une enquête et sont donc considérés comme prévenus, mais sans placement en détention provisoire. À ce sujet, Sébastien Fanti, avocat de plusieurs victimes du drame a indiqué dans Le Parisien ce mardi qu’il allait « demander l’arrestation de ces gens, mais aussi des dirigeants de la commune ».

Il faut dire que la pression est grande autour des deux propriétaires du Constellation et de la commune suisse. Plus tôt ce mardi, des familles de victimes de l’incendie meurtrier avaient partagé leur « consternation » par voie d’avocat, quant au fait qu’il n’y avait pas eu de contrôle de sécurité et incendie de l’établissement entre 2020 et 2025. « La quantité effarante des manquements et des lacunes dans les contrôles pose avec d’autant plus d’urgence la question de la mise sous enquête de la commune », indiquait alors un avocat de victimes

« Nous allons tous très mal »

Mais malgré ces déclarations, seuls les deux propriétaires du bar sont à ce stade visés par une enquête pénale, soupçonnés d’« homicide par négligence », de « lésions corporelles par négligence » et d’« incendie par négligence ».

« On fera tout notre possible pour aider l’enquête », avait indiqué le 2 janvier Jacques Moretti dans les colonnes de 20Minutes.ch. « Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal », ajoutait le patron de deux autres établissements dans la région. Auprès de la Tribune de Genève, le propriétaire des lieux avait également confié que son établissement de Crans-Montana avait été contrôlé « trois fois en dix ans ». « Tout s’est fait dans les normes », assurait-il encore.

Le drame a pourtant été provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites « fontaines » entrées en contact avec le plafond du sous-sol. L’enquête doit donc se pencher sur la conformité des travaux réalisés par le couple en 2015, les matériaux utilisés, les voies de secours, les moyens d’extinction ainsi que sur le respect des normes en matière d’incendie. Notamment la pose au plafond d’une mousse, un matériau insonorisant, qui semble s’être très rapidement embrasé selon les images filmées lors de cette soirée funeste.

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